Le taux d’interception des missiles russes par les défenses ukrainiennes en baisse début 2026
Alors que la Russie poursuit sa campagne de frappes contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, le taux d’interception des missiles par l’Ukraine a nettement reculé au cours des deux premières semaines de 2026, rapporte le quotidien anglophone The Kyiv Independent, qui cite l’armée de l’air ukrainienne et des données compilées par la société d’investissement Dragon Capital.
Kiev n’a intercepté que 26 des 73 missiles lancés par la Russie début janvier, soit un taux de 36 %, contre une moyenne mensuelle de 60 % depuis octobre 2022. Lors d’une attaque nocturne menée les 12 et 13 janvier contre plusieurs villes ukrainiennes, seules deux des 18 missiles balistiques tirés auraient été abattus.
Dans le même temps, la Russie a lancé 1 852 drones au cours des deux premières semaines de l’année. Environ 83 % d’entre eux ont été interceptés, selon la même source.
Moscou mène des frappes hebdomadaires combinant les drones, les missiles balistiques, les missiles hypersoniques et les missiles de croisière, visant notamment le réseau énergétique, les centrales électriques et les infrastructures de chauffage ukrainiennes. Pour y faire face, l’Ukraine déploie une défense multicouche comprenant des systèmes antimissiles, des drones intercepteurs, des unités mobiles armées de mitrailleuses, ainsi que des avions de chasse et des hélicoptères.
Mais la défense antimissile repose sur des munitions rares, notamment les intercepteurs PAC-3 utilisés par les systèmes Patriot. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a, à plusieurs reprises, appelé les alliés occidentaux à renforcer l’aide en matière de défense aérienne. Le 6 janvier, les Etats-Unis ont annoncé, en coordination avec Lockheed Martin, le triplement de la production annuelle d’intercepteurs PAC-3, actuellement fixée à 600 unités.




