mercredi, mars 25

Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard

« Les Kényans qualifiés doivent passer en priorité ». Déclaration du ministre de la Santé pour justifier les nouvelles restrictions contre les médecins étrangers. Certains spécialistes, dont les compétences sont en pénurie au Kenya, pourront continuer à exercer. Tout comme les ressortissants des États de la Communauté d’Afrique de l’Est.

La République démocratique du Congo a rejoint l’EAC en 2022. Pourtant une quarantaine de médecins congolais peine à renouveler leur licence, explique leur représentant, George Maloba. Médecin généraliste, il exerce au Kenya depuis une décennie. Certains y travaillent depuis 15 ans, y vivent avec leur famille. « Nous nous retrouvons sans emploi, exposés à la précarité », déplore-t-il.

Le ministre de la Santé du Kenya reconnaît avoir révoqué les licences de plus de 200 médecins étrangers. Il explique vouloir protéger les practiciens kényans qui peinent à trouver un emploi. Il cite en exemple un hôpital qui emploierait majoritairement des médecins égyptiens. La démarche des autorités est soutenue par le principal syndicat médical du pays. Selon son secrétaire général, certains médecins étrangers accepteraient des salaires trop bas, au détriment de leurs confrères kényans. « Les médecins congolais se retrouvent victimisés », insiste George Maloba qui appelle les autorités à régulariser leur situation au plus vite.

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