mercredi, janvier 14
Mone Kamishiraishi (Misa Fujisawa) et Hokuto Matsumura (Takatoshi Yamazoe) dans « Jusqu’à l’aube », de Shô Miyake.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Le nom de Shô Miyake a connu à l’été 2025 un soudain coup de projecteur quand son dernier film en date, Two Strangers, Two Seasons (Un été en hiver), a remporté le Léopard d’or au festival de Locarno. En France, l’œuvre de ce Japonais âgé de 41 ans, qui a fait ses débuts en 2012 avec Playback, a jusqu’ici été très peu distribuée. Seul La Beauté du geste, sur une boxeuse malentendante, avait trouvé le chemin des salles à l’été 2023 avant ce Jusqu’à l’aube, sorti près de deux ans après sa présentation à la Berlinale.

Les deux longs-métrages traduisent une sensibilité pour la question de la différence. Ici, les personnages principaux, Misa Fujisawa (Mone Kamishiraishi) et Takatoshi Yamazoe (Hokuto Matsumura), souffrent chacun d’un trouble incurable − un syndrome prémenstruel aigu pour la première, des crises de panique pour le second − qui les empêchent de fonctionner normalement en société, et notamment dans le monde du travail. Chacun a dû mettre de côté ses ambitions pour se retrouver au cœur d’une petite ville chez Kurita Lab, une modeste entreprise à l’atmosphère familiale qui fabrique des microscopes et des télescopes pour les enfants. Ils y coulent des jours à peu près paisibles, et ensuite ?

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