- Ce mercredi 8 avril a été la journée la plus chaude de l’année 2026, où les températures excédaient en moyenne de 4 à 6 degrés celles habituelles pour un mois d’avril.
- Des records de chaleur ont parfois été enregistrés dans certaines zones du pays, notamment à l’ouest.
- Ces vagues de chaleur précoces sont de plus en plus fréquentes en raison du réchauffement climatique.
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Les sorties ont eu des allures d’été avant l’heure ces derniers jours. La France a rencontré un « pic de chaleur précoce »
, ce mercredi 8 avril, avec de nouveaux records dans certaines régions et des températures « jusqu’à 14°C au-dessus des moyennes de saison »
, s’approchant de celles d’un mois de juillet, a détaillé Météo-France.
L’épisode de chaleur amorcé le 4 avril « revêt un caractère exceptionnel par sa durée : six jours avec des températures 4 à 6°C au-dessus des normales en moyenne sur le pays »,
a souligné le service météorologique. Au point de le comparer aux pics de chaleur précoce du 5 au 10 avril 1961 ou, plus récemment, du 6 au 11 avril 2011.
La barre symbolique des 30°C atteinte
De la Gironde à la Corrèze, la barre symbolique des 30°C a déjà été franchie à plusieurs reprises lundi, sous l’influence de hautes pressions et d’une remontée d’air chaud par le sud. Rebelote ce mercredi, où le mercure s’est une nouvelle fois approché de ces valeurs. Des températures inédites pour un mois d’avril ont en effet été relevées dans plusieurs villes, comme à Auray dans le Morbihan avec 29,4°C, dont le précédent record de 27,2°C remontait au 7 avril 2011. Il en va de même à Cossé-le-Vivien en Mayenne, où le précédent record de 28,1°C datait du 30 avril 2025.
D’autres communes du nord-ouest comme Argentan, Quimper, Lorient, Saint-Nazaire ou Caen ont également battu des records de chaleur à une telle période de l’année mercredi, dépassant les 27-28°C. Pour rappel, ce seuil n’est habituellement atteint qu’à partir de début juin en France. Mardi, des records de températures minimales ont également été battus dans le Finistère, avec notamment 16°C mesurés à Brest-Guipavas ou encore 15,1°C à Camaret au plus frais de la journée.
Le gaz à effet de serre en cause
Sauf que dans un climat réchauffé par les gaz à effet de serre émis par les activités humaines, « il arrive toutefois plus souvent depuis les années 2000 que ce seuil soit atteint dès avril, voire fin mars »
, rappelle Météo-France. Cette barre des 30°C avait ainsi déjà été atteinte en Corse à Figari le 24 mars 2001 avec 30,3°C, date la plus précoce à laquelle ce seuil a été atteint en France métropolitaine. Depuis, le phénomène se reproduit au fil des années : 30,4°C à Orthez dans les Pyrénées-Atlantiques le 29 mars 2023 et 32°C à Pau le 6 avril 2024.
Attention toutefois : le temps devrait progressivement changer jeudi. Après un début de journée ensoleillé, le vent ferait son apparition de la Bretagne aux Pays de la Loire en fin d’après-midi, et des orages sont attendus sur les régions centrales du pays. Cette baisse des températures se poursuivra vendredi, notamment dans le nord-ouest où le mercure pourrait repasser sous les normales, avant l’arrivée d’une perturbation le week-end.




