samedi, janvier 24

Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

Les pluies se sont certes calmées, mais plusieurs zones du parc national Kruger, au nord-est de l’Afrique du Sud, restent à ce jour fermées au public. Des centaines d’employés y sont, eux, toujours bloqués.

Aucune vie humaine n’est à déplorer sur place, mais les dégâts matériels causés par les inondations sont importants, selon Rey Thakhuli, chargé de la communication pour SANParks, l’organisme qui gère les réserves naturelles nationales.

« Des ponts ont été détruits ainsi que des routes, des logements d’employés ont été touchés par les eaux, tout comme des camps d’hébergement, explique Rey Thakhuli. Les animaux, quant à eux, sont capables de se déplacer des zones basses vers des zones plus élevées du parc, ils s’adaptent très bien. On peut assurément confirmer que la faune n’a pas été touchée par ces conditions météorologiques sévères. »

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Le coût des dommages estimés à 26 millions d’euros

Le coût des dommages est estimé à au moins 26 millions d’euros selon les autorités. Un appel aux dons a été lancé, afin d’alimenter un fonds dédié à la reconstruction.

Mais le ministre de l’Environnement, Willie Aucamp, s’inquiète de la baisse des revenus touristiques qui frappent déjà le parc. « SANParks est une entité qui génère elle-même près de 80% de son budget de fonctionnement. Donc la destruction de sa destination touristique phare, le parc Kruger, met à rude épreuve la viabilité de l’ensemble de son réseau », alerte-t-il.

D’après les chercheurs, les précipitations sont habituelles dans la région, en cette période de l’année, mais elles sont désormais rendues bien plus intenses en raison du changement climatique.

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