
Jean Robert-Charrier a eu une bonne idée : réunir, pour la première fois sur scène, Josiane Balasko et sa fille, Marilou Berry. Le directeur des théâtres parisiens de la Porte-Saint-Martin et des Bouffes parisiens a écrit pour elles Ça, c’est l’amour, une histoire de famille et de violences conjugales qu’il a puisée dans la mémoire encore vive de sa propre adolescence.
Un soir de Noël, Frédérique (Josiane Balasko) débarque à l’improviste chez sa fille, Mathilde (Marilou Berry). Cette arrivée impromptue prend des airs de comédie douce-amère, mais assez vite l’ambiance devient pesante. Mathilde est obnubilée par la peur de réveiller son mari, et Frédérique s’inquiète de voir sa fille anxieuse et fatiguée. Enroulée sur un petit sapin de Noël, une guirlande électrique se met régulièrement à chanter, comme une touche de gaieté saugrenue d’un réveillon qui n’a pas été fêté.
Au fil des échanges entre Frédérique et Mathilde apparaissent le passé conjugal difficile de la mère et sa crainte de voir sa fille reproduire les mêmes erreurs, en s’enfermant dans une relation toxique. Mathilde a un fils, Eugène, 10 ans. Il n’est jamais sur scène, mais sa présence est essentielle dans les mots de sa mère et dans sa tentative de sauvegarder son couple. Au lendemain de Noël, l’enfer conjugal, maelström de harcèlement psychologique et de violences verbales, éclate. Mais Mathilde trouve toujours des excuses à son mari (« il bosse comme un dingue », « il est fatigué », « il a beaucoup de pression ») et se persuade que, si elle reste soumise, les choses finiront par s’arranger.
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