mercredi, février 4

  • Du 6 au 22 février, les Jeux olympiques d’hiver posent leur valise à Milan-Cortina.
  • L’occasion d’évoquer quelques chiffres marquants autour de ces deux semaines de compétition.

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Jeux olympiques et paralympiques

Les Jeux olympiques sont de retour… et avec du public. Après l’édition 2022, perturbée par les réglementations sanitaires post-Covid-19, les JO d’hiver se déroulent du 6 au 22 février 2026, à Milan-Cortina. Quelque 2.900 athlètes sont attendus, dont 47% seront des femmes, un record. Pas moins de 116 titres, dans seize disciplines, seront décernés lors de cette quinzaine. Focus sur quelques chiffres marquants de cette compétition. 

L’Italie puissance 3

Il s’agit de la 25ᵉ édition des Jeux olympiques d’hiver. C’est la troisième fois qu’ils sont organisés dans la « botte », après Cortina d’Ampezzo en 1956 et Turin en 2006. En attendant l’édition de 2030, la quatrième en France (1924, 1968, 1992), seuls les États-Unis (1932, 1960, 1980, 2002) ont davantage accueilli les JO d’hiver. 

L’Afrique et l’Amérique du Sud à la recherche du grand frisson

En raison des sports pratiqués, les Olympiades d’hiver sont un cercle traditionnellement beaucoup plus fermé que leurs homologues d’été. À titre de comparaison, à peine plus de 90 nations sont représentées à Milan-Cortina 2026, contre 206 à Paris 2024. En toute logique, le nombre de pays médaillés est, lui aussi, fortement réduit. Ainsi, aucun athlète sud-américain ou africain n’est, jusqu’ici, parvenu à monter sur un podium lors des JO d’hiver. 

Les représentants de ces deux continents espèrent enfin remédier à cette anomalie. Le Brésil, qui aligne quatorze athlètes – un record -, paraît le mieux placé pour briser la malédiction. Une grande partie de ces espoirs reposera sur les épaules du talentueux Lucas Pinheiro Braathen, qui a décroché en novembre la première victoire d’un skieur brésilien en Coupe du monde. 

Les Jeux les plus étalés de l’histoire

Pour minimiser les coûts et les travaux, l’Italie a essentiellement misé sur des stations qui accueillent régulièrement des étapes de Coupe du monde ou des Mondiaux pour ses Jeux olympiques. Bormio et Cortina d’Ampezzo ont été sélectionnés pour le ski alpin, Anterselva pour le biathlon, Livigno pour le snowboard et le ski freestyle, ou encore le Val di Fiemme pour le ski nordique. Les épreuves se dérouleront donc sur une surface de… 22.000 km², ce qui en fait les Jeux les plus diffus de l’histoire – de la plaine du Pô jusqu’aux frontières avec la Suisse et l’Autriche, en passant par la Vénétie. 

Au total, 20 athlètes sous bannière neutre

En raison de la guerre en Ukraine, et quelques années après la révélation d’un système de dopage d’État piloté par Moscou, seule une poignée d’athlètes russes et biélorusses participent à ces JO. Au nombre de 20 (13 Russes, 7 Biélorusses), ils concourront sous bannière neutre (ROC). Cela va rebattre les cartes dans beaucoup de disciplines, la délégation russe ayant largement pesé lors de la précédente édition (210 athlètes, 32 médailles). 

Seule la Biélorusse Hanna Huskova (or en 2018, argent en 2022 en ski acrobatique) est déjà montée sur un podium olympique. 

« QFM » chasse Martin Fourcade

Après sa moisson à Pékin (cinq médailles), Quentin Fillon Maillet peut égaler ou dépasser Martin Fourcade, actuel recordman du nombre de médailles aux JO d’hiver pour un Français (sept breloques). Il devra toutefois cravacher pour remporter autant de titres (six) que son illustre aîné, lui qui n’en compte « que » deux pour le moment. « QFM » peut aussi rejoindre les escrimeurs Philippe Cattiau et Roger Ducret (8 médailles dans les années 1920) au rang des Français les plus récompensés dans l’histoire des Jeux – hiver et été confondus. 

Pour rappel, le biathlète français disputera quatre courses individuelles (individuel, sprint, poursuite, mass-start) et une épreuve collective (relais masculin). Il pourrait aussi être aligné sur le relais mixte. 

Maxence GEVIN

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