- Les 25ᵉ Jeux olympiques d’hiver se déroulent du 6 au 22 février 2026 à Milan-Cortina (Italie).
- La délégation française y nourrit de grandes ambitions, et espère atteindre des sommets qu’elle n’a encore jamais côtoyés.
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Jeux olympiques et paralympiques
Après Paris 2024, la France va-t-elle battre de nouveaux records à Milan-Cortina 2026 ? Surfant sur la bonne dynamique des dernières olympiades, la délégation tricolore arrive en Italie avec des ambitions légitimes. D’ailleurs, un nombre record d’athlètes français participent à la compétition : 162 (dont 2 remplaçants).
« À Paris, il y a eu cette réussite du Top 5
(du classement des médailles). On affirme notre ambition d’être dans le Top 5 dans les JO d’hiver »
, lance Amélie Oudéa-Castéra, ancienne ministre des Sports et désormais à la tête du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Malgré la concurrence féroce des États-Unis, du Canada, de la Chine mais aussi des pays nordiques, « c’est jouable »
car « notre dynamique est formidable »
, assure-t-elle, sur RMC, avec en ligne de mire la prochaine édition qui doit avoir lieu dans l’Hexagone. Pour rappel, la France pointait à la 10ᵉ place du classement des médailles en 2022 (14 médailles, dont 5 en or), sachant que la cinquième position était occupée par la Suède (18 médailles, dont 8 en or).
Plus de 25 médailles ?
Pour terminer dans les clous, les sportifs au coq devront donc glaner près d’une dizaine de titres, et une vingtaine de médailles. S’ils y parviennent, la France réalisera les meilleurs JO d’hiver de son histoire, avec plusieurs records potentiels à la clé. Jusqu’à maintenant, les skieurs, biathlètes et autres patineurs n’ont jamais réussi à monter plus de 15 fois sur un podium lors d’une édition (15 médailles en 2014 et 2018, 14 en 2022). De même, le compteur est resté bloqué à cinq médailles d’or (2018, 2022). À noter que les Français ne sont pas non plus parvenus à décrocher plus de sept médailles d’argent (2022) ou de bronze (2014) lors de leurs 24 précédentes participations aux Olympiades d’hiver.
Mais concrètement, la délégation française peut-elle légitimement croire à une telle moisson ? La réponse est oui, a priori. Selon la plupart des observateurs, il y a même de grandes chances de dépasser la barre symbolique des 25 breloques.
Le biathlon, encore (très) attendu
Un tel résultat passera forcément par une grande performance des biathlètes, montés sur le podium à sept reprises à Pékin. Les Bleus ont les armes pour égaler ou excéder ce total, notamment grâce à Lou Jeanmonnot et Éric Perrot, tous deux en tête du classement général de la Coupe du monde. Mais Quentin Fillon-Maillet, qui peut devenir le Français le plus récompensé aux JO, Émilien Jacquelin, Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon peuvent tout aussi bien briller du côté d’Anterselva (le site où les épreuves de biathlon vont se disputer). Même chose pour Fabien Claude, Océane Michelon ou encore Camille Bened, qui peuvent, dans un grand jour, rivaliser avec n’importe qui, ou presque.
« On a beaucoup d’attentes pour cette équipe de France, c’est légitime. On a un groupe fort, qui a plusieurs têtes aussi »,
confirme l’ancienne star de la discipline Martin Fourcade. « On a potentiellement 5-6 athlètes, voire plus, qui peuvent monter de manière individuelle sur le podium. C’est porteur d’espoir »
, assure-t-il encore, dans les colonnes de RMC Sport. En tout, 11 épreuves de biathlon sont au menu, et les Français peuvent décrocher une (ou plusieurs) médailles dans chacune d’entre elles.
Le ski alpin, notamment via Clément Noël et Paco Rassat, le patinage artistique, où Guillaume Cizeron vise un nouveau sacre, ou encore le patinage de vitesse, où Timothy Loubineaud espère tirer son épingle du jeu, peuvent également contribuer à rendre cette édition historique. En ski acrobatique, Perrine Laffont fait office de valeur sûre. De belles surprises peuvent aussi venir du snowboard ou du ski de fond, avec à chaque fois des équipes très homogènes. Enfin, l’introduction de trois épreuves de ski-alpinisme dans la programmation pourrait faire pencher la balance du bon côté, tant la France possède des ténors de la discipline (Emily Harrop chez les femmes, Thibault Anselmet chez les hommes).




