jeudi, février 5
Un panneau publicitaire sur lequel est écrit « Bienvenue à Milan de la part des hôtes Airbnb », rivalisant avec le slogan officiel « L’émotion d’être Italiens ». A Milan (Italie), le 29 janvier 2026.

Difficile de se faire entendre face à la fierté nationale d’accueillir les Jeux olympiques (JO) d’hiver à Milan-Cortina, et le récit d’une Italie du Nord alignée derrière les anneaux olympiques. Ils sont là, pourtant, les mécontents : écologistes, citoyens inquiets de l’opacité des dépenses publiques, ou commerçants contraints de devoir baisser le rideau pendant l’évènement – dont les premières épreuves ont démarré mercredi 4 février, l’avant-veille du coup d’envoi officiel. Des manifestations sont prévues entre le 5 et le 8 février. Zoom sur sept familles d’opposants.

1- Les écologistes. Les mots sont durs, sans ambivalence. « Notre constat est un échec total », explique au Monde Luigi Casanova, le président de la branche italienne de l’organisation non gouvernementale (ONG) Mountain Wilderness. « La préservation de la montagne est totalement absente [du projet des Jeux], insiste M. Casanova. On a appliqué des politiques d’aménagement des années 1970 au mépris du changement climatique. Nous avons tout tenté pour faire entendre nos arguments, mais il n’y a pas eu de dialogue possible. » Au point que les ONG, dont la sienne, ont vite quitté les discussions avec les organisateurs, préférant instruire un rapport qui mesure les impacts environnementaux de l’évènement.

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