De la politique au retour à la vie civile. Après avoir été député, ministre, puis porte-parole du gouvernement, Olivier Véran est retourné à une vie plus classique, en lien avec sa spécialité de base: la médecine. Il gère désormais une société de conseil pour les entreprises de santé. Un changement de vie qui lui convient bien.
Candidat en Isère lors des élections législatives de 2024, provoquées par la dissolution décidée par Emmanuel Macron, l’ex-ministre de la Santé n’avait pas été réélu.
« Je ne voulais pas y retourner »
« Je savais que j’allais perdre. J’avais écrit au président ‘je vais perdre 42-41 en triangulaire au deuxième tour’. Un mois plus tard, je perds 42-41 en triangulaire et le lendemain, je me retrouve libéré de mes obligations politiques. Je prends mes enfants sous le bras, on était au début de l’été, je pars chez mes parents en vacances quelques semaines, je monte ma boîte et j’ai tourné la page », déclare-t-il dans le Podcast santé de BFMTV, publié ce vendredi 30 janvier.
Olivier Véran a également indiqué qu’il ne voulait pas être candidat, mais qu’il y a été poussé. « J’étais très en colère » quand Emmanuel Macron a annoncé la dissolution, a-t-il expliqué. « Je ne voulais pas y retourner, mais j’y suis retourné parce qu’on m’a dit ‘si tu t’en vas maintenant, ça donne l’impression que tu fuis' », ajoute l’ancien député.
Cette défaite a finalement été plutôt bienvenue pour Olivier Véran, qui explique avoir été assez fragile à cette période.
« Quand j’ai quitté le gouvernement, j’en avais objectivement marre de l’action gouvernementale, en tout cas de la mienne. Je n’avais pas forcément envie de rester au Parlement. J’étais assez ambivalent par rapport à ça », indique-t-il, précisant: « Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais aujourd’hui je suis très heureux, très équilibré dans tous les pans de ma vie personnelle et professionnelle. »
Une future candidature en politique?
Un retour en politique d’Olivier Véran n’est pas à exclure, mais pas maintenant. « On peut adorer la politique et considérer que l’heure n’est pas venue d’occuper un mandat […] J’adore ça, j’ai toujours aimé ça et sans doute que j’en referai un jour […] Je sais que j’ai ça dans le sang », estime Olivier Véran.
« Donc si un jour l’occasion m’en est donnée, quel que soit le rôle qui me sera proposé ou que j’irais chercher moi-même, j’y retournerais volontiers. »
En revanche, il se dit très inquiet pour l’élection présidentielle de 2027. S’il assure qu’on « ne le verra pas sur une affiche », il est possible de le voir « en coller, si la démocratie est en danger ». « Comme beaucoup de Français, j’ai la trouille de ce qui peut se passer dans un an. Évidemment, je vois le poids des extrêmes, je vois les tensions », affirme-t-il, appelant à « se battre pour la démocratie » et « ses idées ».
Article original publié sur BFMTV.com




