mercredi, juillet 8

Comme Marine Le Pen, Louis Aliot va se pourvoir en cassation. Interrogé ce mercredi 8 juillet sur BFMTV-RMC, le maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national a annoncé son intention d’exercer son droit à un ultime recours, après avoir été condamné en appel la veille dans le procès des assistants européens du Front national.

« Je vais faire un pourvoi en cassation parce que je trouve que cette peine est encore excessive me concernant », a-t-il déclaré au micro de BFMTV.

Mardi, Louis Aliot a été condamné à un an de prison et deux ans d’inéligibilité, le tout avec sursis, par la cour d’appel. Cela lui permet de conserver la mairie de Perpignan, à la tête de laquelle il a été reconduit en mars. Sur BFMTV, il a également rappelé qu’en première instance, il avait été condamné à trois ans d’inéligibilité – « là c’est deux ans avec sursis, ce n’est quand même pas la même peine », estime-t-il.

« Il fallait qu’elle aille au bout de ce chemin-là »

Le vice-président du RN a également défendu la décision de Marine Le Pen de se pourvoir en cassation et d’être candidate à l’élection présidentielle de 2027, annoncée la veille sur TF1. « Au regard de la situation du pays et des attentes de l’opinion, je pense qu’effectivement, il fallait qu’elle aille au bout de ce chemin-là », a estimé Louis Aliot.

La patronne des députés RN a été condamnée à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, et à 45 mois d’inéligibilité dont 30 avec sursis. « Comme j’ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation, ce qui n’était pas obligatoirement le cas des autres hypothèses, et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l’arrêt (de la cour d’appel), je ferai donc campagne sans bracelet électronique », a-t-elle expliqué mardi soir.

En se pourvoyant en cassation, Marine Le Pen prend toutefois le risque de voir sa condamnation confirmée pendant la campagne présidentielle, et donc que sa peine s’applique à ce moment crucial.

« On ne peut pas réfléchir avec le calendrier judiciaire », a soutenu Louis Aliot sur BFMTV-RMC ce mercredi, estimant aussi qu’il n’y a désormais plus « urgence » à ce que la Cour de cassation se prononce.

Et de continuer: « Il y a un calendrier politique. Il faut s’inscrire dans cette campagne présidentielle parce que l’on a un programme à défendre. »

Article original publié sur BFMTV.com

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