lundi, mars 23

  • Le président déchu du Venezuela a été confronté ce lundi 5 janvier pour la première fois à la justice américaine depuis sa capture.
  • Nicolas Maduro a déclaré qu’il était un « prisonnier de guerre », en plaidant non coupable à New York d’accusations de trafic de drogue.

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Venezuela : Nicolas Maduro capturé par les États-Unis

Un premier rendez-vous devant la justice pour Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores. Capturé samedi à Caracas par un commando américain, le chef de l’État vénézuélien déchu a plaidé non coupable ce lundi 5 janvier à New York. Devant le juge du Southern District de Manhattan, le dirigeant a déclaré qu’il était un « prisonnier de guerre« .

Vêtu d’un pantalon beige, d’un T-shirt orange avec par-dessus un haut noir, des vêtements probablement fournis au moment de son incarcération, Nicolas Maduro s’est exprimé en espagnol, déclarant : « Je suis le président de la République du Venezuela et je suis ici kidnappé depuis samedi 3 janvier. J’ai été arrêté à mon domicile à Caracas, au Venezuela…« , avant d’être interrompu par le juge Alvin Hellerstein. « Il y aura un moment et un lieu pour aborder tout cela« , lui a-t-il dit, lui demandant de simplement confirmer son identité. 

Souriant à son entrée dans la salle en direction du public dans les tribunes, celui qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant 10 ans a pris des notes, suivant les débats à l’aide d’un casque. Comparaissant avec lui, son épouse Cilia Flores, 69 ans, a également plaidé non coupable. Après avoir notamment signifié les charges retenues contre lui et son épouse, le juge a ordonné que le couple soit maintenu en détention à New York et comparaisse de nouveau le 17 mars. Depuis son arrivée sur le sol américain, Nicolas Maduro est incarcéré à Brooklyn dans l’un des centres de détention les plus gros des États-Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante.

Nicolas Maduro et son épouse sont visés aux États-Unis par un nouvel acte d’accusation publié samedi, aux côtés de quatre autres personnes – qui n’ont pas été arrêtées – dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, ainsi que le fils de Nicolas Maduro. Le leader vénézuélien était « à la tête d’un gouvernement corrompu et illégitime qui, depuis des décennies, a utilisé le pouvoir de l’État pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue. Ce trafic a enrichi et solidifié l’emprise de l’élite politique et militaire vénézuélienne« , écrit l’acte d’accusation. Il lui est reproché de s’être allié avec des mouvements de guérilla et des cartels criminels pour « acheminer des tonnes de cocaïne vers les États-Unis ».

T.G. avec AFP

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