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La junte birmane a décrété lundi une semaine de deuil national après le puissant séisme qui a tué vendredi plus de 1.700 personnes dans le pays, où l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres se réduit d’heure en heure.
Les experts craignent des milliers de morts supplémentaires en Birmanie, malgré la mobilisation de la communauté internationale pour venir en aide à ce pays décimé par la guerre civile, qui manque de ressources devant l’ampleur des dégâts.

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Séisme en Asie du Sud-Est : la Birmanie appelle à l’aide

Vendredi 28 mars, en milieu de journée, un tremblement de terre de magnitude 7,7 a frappé le centre de la Birmanie, suivi quelques minutes plus tard par une secousse de magnitude 6,7. Durant le week-end, des répliques sont restées perceptibles le long de la faille de Sagaing, autour de laquelle vit une grande partie de la population birmane. Le séisme, le plus violent en plusieurs décennies en Birmanie, a provoqué des scènes de chaos jusqu’à 1 000 kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, où au moins 18 personnes ont perdu la vie, principalement dans l’effondrement d’une tour en construction de 30 étages. Le courant n’est toujours pas rétabli, mais les recherches continuent sans relâche. Chaque minute compte pour retrouver des survivants.

Les sauveteurs chinois, partis très vite, sont enfin arrivés pour prêter main-forte aux Birmans. Mandalay, la deuxième ville de Birmanie proche de l’épicentre, est un haut lieu du bouddhisme. De jeunes moines y trouvent refuge. Sous une chaleur de 40 degrés et une odeur insoutenable, ils tentent d’ouvrir un accès à une salle affaissée. Dans le sujet en tête de cet article, un moine montre une photo de cette salle, prise une demi-heure avant le séisme. 180 moines y passaient un examen : « Je ne peux même pas décrire à quel point je suis triste ou vous dire ce que je ressens », dit-il dans le sujet de TF1. « Je n’ai pas de mots face à ce chaos. »

Un séisme dans un pays sous dictature

À la douleur s’ajoute la crainte justifiée des répliques du séisme. Les experts craignent des milliers de morts supplémentaires en Birmanie, malgré la mobilisation de la communauté internationale pour venir en aide à ce pays décimé par la guerre civile, qui manque de ressources face à l’ampleur des dégâts. 

La Birmanie vit sous dictature militaire. Et même si la junte a demandé pour la première fois l’aide de la communauté internationale, les associations humanitaires ont bien du mal à travailler sur place : « L’administration nous met certaines barrières, mais nous tentons de les surmonter pour trouver le moyen d’accéder aux zones les plus touchées », assure Jiten Asem, le coordinateur Médecins du monde en Birmanie, dans le sujet du 20H de TF1. Les régions les plus touchées sont aussi les plus reculées, notamment autour du lac Inle. Dans le village de Niangchui, une soixantaine de personnes seraient décédées et à Kaila, les trois quarts des maisons seraient détruites.

La rédaction de TF1info | Reportage : Frédérique Agnes et Pierre Boivin

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