mardi, février 17

  • Devenue icône féministe mondiale lors du procès des viols de Mazan, Gisèle Pélicot témoigne de son calvaire dans un livre à paraître ce 17 février.
  • Un ouvrage qu’elle espère pouvoir « dédicacer » au jeune homme qui a donné l’alerte au sujet de son désormais ex-mari Dominique Pélicot, condamné pour lui avoir fait subir des dizaines de viols.
  • La septuagénaire était l’invitée ce mardi de l’émission Quotidien sur TMC.

La France l’a décorée de la Légion d’honneur. Mais la popularité de Gisèle Pélicot dépasse largement les frontières de l’Hexagone. Il suffit de jeter un œil à la promotion internationale de Et la joie de vivre, ses mémoires à paraître ce mercredi 17 février chez Flammarion, pour s’en convaincre. La femme de 73 ans, érigée en icône féministe mondiale lors du procès des viols de Mazan, s’est entretenue avec le New York Times, le British Vogue et la BBC. Invitée de « Quotidien » ce mardi sur TMC et TF1+ (nouvelle fenêtre), elle est revenue sur l’événement déclencheur de l’affaire qui a bouleversé sa vie. Et sur cet homme sans qui rien ne serait advenu.

« Pendant le procès, j’avais les week-ends pour moi heureusement. Naturellement, j’ai eu envie d’aller le rencontrer.

Sans son intervention, Monsieur Pélicot n’aurait jamais été arrêté », dit-elle de son désormais ex-mari dont elle occulte le prénom. L’enquête de police ayant abouti à son interpellation a en effet été rendue possible grâce à l’intervention d’un vigile du magasin Leclerc de Carpentras, qui a surpris l’homme en train de filmer sous la robe d’une cliente. Les investigations ont permis de mettre au jour des photos et des vidéos sur lesquelles Gisèle Pélicot, inerte, était violée par plusieurs hommes différents avec la complicité de son époux qui, durant une décennie, l’a droguée et livrée à des hommes contactés sur Internet. 

Je leur ai expliqué que j’avais un souci d’argent. Ils m’ont dit : « Le problème n’est pas là. On va vous défendre comme si vous étiez notre mère »

Gisèle Pélicot à propos de ses avocats

« J’ai eu besoin en effet d’aller le rencontrer pour le remercier parce que je pense que cet homme m’a sauvée. Il y a eu cette action de ce jeune homme, parce que c’est vraiment un jeune homme quand je l’ai rencontré. On est tombés dans les bras l’un de l’autre très émus. Je l’ai remercié de m’avoir sauvée. Il était heureux de me voir en bonne santé », relate Gisèle Pélicot, indiquant ne plus avoir de nouvelles depuis le procès lors duquel Dominique Pélicot a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. « Mais j’espère lui dédicacer mon livre, ça sera une belle rencontre à nouveau », sourit-elle.

La septuagénaire salue aussi la « persévérance » de Laurent, sous-brigadier du commissariat de Carpentras, qui lui apprendra qu’elle a été violée. « Il a été vraiment très ému aussi de témoigner au tribunal. Je le remercie encore aujourd’hui », insiste-t-elle.  Elle témoigne aussi de l’affection qu’elle éprouve désormais pour Stéphane Babonneau et Antoine Camus, ses avocats. « Je n’avais pas les moyens de prendre deux avocats. Je leur ai expliqué que j’avais un souci d’argent. Ils m’ont dit : ‘Le problème n’est pas là. On va vous défendre comme si vous étiez notre mère' », se souvient-elle, parlant là encore d’une « magnifique rencontre ». « J’ai apprécié leur délicatesse et leur élégance à mon égard », glisse-t-elle.

Depuis le procès, leur relation a changé. « Je ne les vois plus avec leur robe d’avocat aujourd’hui. On est amis, ils font partie de la famille », assure Gisèle Pélicot à propos de ses anciens conseils qui ont « l’âge de ses enfants ». Signe du lien fort qui anime le trio, ils ne se tutoient que depuis qu’ils ne se travaillent plus tous ensemble. À la demande de la septuagénaire.

La rédaction de TF1info

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