Présent ce vendredi 21 août aux journées d’été des Écologistes à Grenoble (Isère), le banquier d’affaires Matthieu Pigasse a estimé que la France était « dans un moment prérévolutionnaire » face à une « monarchie technocratique agonisante ».
Le financier, qui se dit depuis plusieurs mois « prêt » si la gauche a besoin de lui, a réagi aux propositions de la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, qui a appelé à une « nuit d’abolition des privilèges climatiques », en référence à la nuit du 4 août 1789, quand l’Assemblée nationale a aboli les privilèges de la noblesse et du clergé.
« Moi je ne suis pas noble, je fais partie du tiers état », s’est défendu Matthieu Pigasse, même si « dans un sens, j’ai acquis un certain nombre de privilèges », a-t-il reconnu.
« Il faut faire table rase du passé et changer l’avenir », a ajouté l’entrepreneur de 58 ans, qui rappelle régulièrement qu’il n’a « pas hérité », mais « tout construit tout seul ».
Il a souligné que « nous vivons un moment de bascule. On est dans un moment prérévolutionnaire » face à une « monarchie technocratique agonisante », a-t-il insisté, et « si on n’agit pas, un choc profond va se produire ».
« La grande efficacité des médias de droite radicale »
Le patron de Radio Nova, venu débattre avec la sénatrice Mélanie Vogel de « la bataille culturelle contre l’extrême droite », a souligné que Les Écologistes étaient « au coeur de cette bataille culturelle », notamment sur le sujet du réchauffement climatique ou de la gestion de l’eau.
Celui qui est à la tête des festivals de musique Rock-en-Seine, We Love Green et les Eurockéennes de Belfort a appelé notamment à « déconstruire les récits et les mythes de la droite radicale », et « proposer un imaginaire pour retrouver un espoir ».
Evoquant « la grande efficacité des médias de droite radicale » qui travaillent souvent de concert, il a déploré « la division » des médias de gauche.
« Il faut mener cette bataille ensemble. C’est vrai en matière de média et en matière politique », a ajouté le financier, qui ira ce samedi 22 août aux journées d’été de LFI dans la Drôme, puis la semaine prochaine à celles des socialistes à Blois.
« Quand on combat on peut gagner et quand on combat ensemble on va gagner », a-t-il affirmé, en écho aux appels à l’union de la gauche de Marine Tondelier un peu plus tôt.
Article original publié sur BFMTV.com



