- TF1 diffusait mardi soir l’épisode 5 de « Koh-Lanta : les reliques du destin ».
- Nora, la doyenne de la tribu jaune, a été éliminée malgré tous ses efforts pour s’intégrer.
- Franche et sans langue de bois, elle s’est confiée auprès de TF1info.
Suivez la couverture complète
« Koh-Lanta : les reliques du destin »
Elle craignait d’être la première à partir. Nora, la contrôleuse de gestion des Yvelines, a été éliminée mardi soir au conseil, la tribu jaune enchaînant deux défaites consécutives lors de l’épisode 5 de « Koh-Lanta : les reliques du destin » diffusé sur TF1 et en streaming sur TF1+. À 51 ans, la doyenne a sciemment menti sur son âge, se rajeunissant de dix ans pour ne pas être victime des a priori de ses camarades. Et leur a donné le change jusqu’au bout, aussi active sur le camp que volontaire dans les épreuves. Pas assez ? Après avoir tenté d’orienter les votes vers Jonathan, le responsable de paris en ligne, elle a été éliminée par six voix contre trois. Pas rancunière, elle a raconté son aventure à TF1info…
Que ressentez-vous en découvrant que la poterie que vous avez cassée est vide ? Deux fois plus de déception ?
En fait, j’ai demandé à mon cerveau s’il était sûr que la poterie était vide ! (Rires) En fait, je pense que la surprise, ça aurait été s’il y avait eu quelque chose dedans. Quand notre nom a été inscrit sur les bulletins, on est parti. Le choc, il intervient lorsqu’on réalise que les autres vous ont majoritairement sorti. On est un peu azimutés, en fait !
Avant le conseil, vous avez tenté d’orienter les votes contre Jonathan, en vain. Que s’est-il passé ?
Je n’ai pas été bonne ! On a évidemment tous nos arguments, valables ou moins valables. Mais la vérité, c’est qu’il y a aussi des alliances qui se nouent. On a beau avancer en équipe, « Koh-Lanta » reste un jeu donc ce n’est pas jamais tout à fait une aventure collective. Où chacun des candidats fait tout ce qui est en son pouvoir pour aller jusqu’à la réunification. Je n’y suis pas parvenue…
Pour se rendre indispensable, Jonathan se présentait comme le « gardien » du feu. Ça vous agaçait un peu, non ?
Disons que c’est assez facile en termes de réflexion ! Comme je le dis avant et pendant le conseil, c’est quand même un peu léger. Surveiller un feu, ça va ! On met trois bûches dans trois flammes… Avec un peu d’organisation, n’importe qui peut le faire. Il me semble qu’il y avait bien plus compliqué sur le camp. Mais c’est bien joué de sa part.
Certaines femmes se mettent sous leur protection des hommes en se disant ‘je reste au chaud et j’attends la réunification’
Certaines femmes se mettent sous leur protection des hommes en se disant ‘je reste au chaud et j’attends la réunification’
Nora
Avez-vous aussi l’impression que les hommes sont plus soudés que les femmes sur ce « Koh-Lanta » ?
J’ai presque envie de dire que c’est vrai de tous les « Koh-Lanta », non ? Est-ce que je l’ai subi ? Oui. Moi, je crois que j’arrive avec le statut le plus « pourri » de l’histoire de « Koh-Lanta ». Je suis une femme, la doyenne, non sportive, je tombe la première de la toute première épreuve. Je suis choisie la dernière par mon capitaine… Je savais que ça n’allait pas être facile ! Après, que ce soit au premier ou au deuxième conseil, ce n’est pas une question d’hommes puisqu’on a vu des femmes voter contre des femmes. C’est plus une affaire d’alliances qui se jouent très vite.
Karine nous disait que les garçons sont solidaires et parviennent à entraîner les filles derrière eux. Mais que l’inverse est moins vrai. Vous êtes d’accord ?
Effectivement. Et puis comme vous pouvez le constater, quand des hommes se lient, c’est normal. Alors que lorsque les femmes se lient, tout de suite, on hurle au complot ! Les hommes ont une sorte d’immunité naturelle avant la réunification, ils se sentent un peu moins en danger, et du coup cette position de force, cette position naturelle, leur donne aussi un certain pouvoir dans les décisions prises en collectif. Certaines femmes se mettent sous la protection des hommes en se disant : « Je reste au chaud et j’attends la réunification ». Je ne peux pas leur jeter la pierre, en fait.
Vous, ce n’est pas comme ça que vous avez décidé de mener votre aventure, n’est-ce pas ?
Absolument pas ! Je n’avais absolument pas envie d’être une figurante. Je voulais faire cette aventure extraordinaire et la vivre de façon extraordinaire. C’est aussi pour ça que je participe à tout, au risque de me mettre dans une situation inconfortable, lorsque je défends Clémence dans les premiers jours, alors que je sais très bien que je ne suis dans aucune alliance, que je suis sur un siège éjectable puisque j’ai été choisie la dernière par mon capitaine. Le message est très clair, et pour autant, ça ne m’empêche pas de défendre mes valeurs et d’être présente et d’exister. Parce que je n’avais pas l’intention de vivre l’aventure autrement.
Moi je ne fais pas des semi-marathons… je fais des semi-tomates !
Moi je ne fais pas des semi-marathons… je fais des semi-tomates !
Nora
Vous avez été franche sur tout, sauf sur votre âge, puisque vous vous êtes rajeunie de dix ans auprès de vos coéquipiers. Est-ce que vous le regrettez ?
Non, absolument pas. Parce que je ne le faisais pas par coquetterie, je le faisais en connaissance de cause, c’est-à-dire en ayant clairement à l’esprit que la jeunesse me ciblerait de façon instinctive. Parce que c’est comme ça dans l’histoire de « Koh-Lanta »: les doyens sont dans une situation de faiblesse au départ, c’est sûr. Je le sais avant d’arriver. Et puis je vous rappelle que moi, j’arrive en n’étant ni coach sportive, ni prof de yoga, ni marathon man
. Moi je ne fais pas des semi-marathons… je fais des semi-tomates ! Contrairement à d’autres, je ne peux pas jouer sur mes compétitions sportives à l’international. Alors je me dis que me retirer 10 ans, c’est à la fois rigolo et ça a vraiment du sens, puisque je ne veux pas être figurante. Je veux jouer, et ça signifie me servir de tout ce qui est mis entre nos mains.
« Koh-Lanta », c’est un miroir grossissant de la société, des rapports entre les hommes et les femmes ? Vous ressentez la même chose dans votre quotidien que sur votre aventure ?
Absolument pas et c’est rassurant ! Je dis ça sincèrement parce que je ne suis pas une figurante dans la vie non plus. Et je trouve que le comportement des hommes vis-à-vis des femmes, et vice-versa, a beaucoup changé depuis une dizaine d’années. Évidemment, je ne vis pas au pays des bisounours, ni au pays des fées. Il y a encore un long chemin à parcourir avant d’arriver vers une égalité, si c’est de ça dont on parle. J’aime beaucoup la phrase de Françoise Giroud, qui dit quelque chose comme : « On pourra parler d’égalité hommes-femmes le jour où on saura mettre sur des postes importants des femmes incompétentes ». C’est une phrase qui est très juste. Aujourd’hui, les femmes doivent encore beaucoup lutter pour pouvoir avoir un poste X ou Y. Elles doivent démontrer, prouver, là où c’est souvent servi sur un plateau pour beaucoup d’hommes. Je ne veux pas faire de généralités, mais on a encore du travail à faire là-dessus, ça c’est évident.
Finalement être arrivée jusque-là à « Koh-Lanta », avec tous ces présupposés, c’est déjà une petite victoire, non ?
C’est une énorme victoire. Mon ambition, au départ, c’était de rester le plus longtemps possible à partir du jour 1. Donc, oui, c’est une énorme victoire.
D’un point de vue collectif, trouvez-vous que votre tribu jaune s’est peut-être vue un peu trop belle après quatre victoires d’affilée ?
Je ne dirais pas ça. Les rouges ont juste été meilleurs ! Disons qu’on a fait des erreurs. Sur le jeu de confort avec les sacs notamment. On fait preuve d’un manque d’attention, certainement lié à la fatigue et à la faim. Mais ils ne nous ont absolument pas volé la victoire. Sur l’immunité, en revanche, ça s’est joué à pas grand-chose. Et je trouve que c’était un joli combat.
>> Retrouvez l’épisode 5 et les meilleurs moments de la saison en streaming sur TF1+




