samedi, janvier 31
L’écrivain américain James Sallis, à Lyon, le 31 mars 2019.

L’Amérique seule semble savoir produire des écrivains à la carrière aussi peu rectiligne et aux talents aussi multiples que James Sallis, mort le mardi 27 janvier à Phoenix (Arizona), à l’âge de 81 ans : le romancier, nouvelliste, poète, traducteur (depuis le français, le russe et l’espagnol), professeur d’écriture créative à l’université et critique littéraire fut aussi thérapeute respiratoire en néonatologie, musicien (joueur de guitare, de mandoline, de banjo ou de bouzouki), scénariste…

Né dans l’Arkansas en 1944, il avait vécu en Louisiane, dans l’Iowa, à Londres, New York, Paris et dans l’Arizona, accumulant du monde une vaste expérience dont n’a cessé de témoigner son œuvre. Une œuvre marquée par l’existentialisme, où les crimes à résoudre (ou à commettre) sont d’abord l’occasion d’explorer la solitude humaine et le sentiment de la perte sur un rythme de jazz, dans des atmosphères semi-oniriques. L’adaptation de son livre le plus électrique, Drive (Rivages, 2006), au cinéma par Nicolas Winding Refn (2011) lui a apporté sur le tard une célébrité à laquelle aspiraient pour lui ses lecteurs depuis son premier roman, Le Faucheux (Gallimard, 1998).

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