jeudi, février 5
Le chanteur lyrique Jakub Józef Orliński, à Amsterdam, en janvier.

Avec son enchaînement d’arias, le rôle de Jules César n’est pas une promenade de santé pour un contre-ténor. « Enfin ! Il m’attendait », se réjouit Jakub Józef Orliński. L’artiste polonais interprète pour la première fois la partition de Giulio Cesare, de Haendel, son compositeur fétiche, qu’il donne en opéra-concert, aux côtés de la soprano Sabine Devieilhe en Cléopâtre, durant dix représentations en Europe. Il sera le 6 février au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. « C’est un rôle difficile qui demande, si je puis dire, d’avoir de la chair dans la voix, convient le chanteur. A mes débuts, j’étais arrogant, je pensais pouvoir tout interpréter. Mais seul le temps donne l’épaisseur dramatique requise. »

De l’épaisseur, Jakub Józef Orliński, 35 ans, en a gagné. D’opéra en récital, de vidéo en concert, d’Orphée et Eurydice, de Gluck, en Agrippina, de Haendel, il est devenu l’un des artistes lyriques les plus visibles du moment. Ses disques sont des succès. Ses représentations font le plein. Il compte 283 000 abonnés sur Instagram…

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