mardi, février 10

C’est une cérémonie qui a réuni différents fidèles d’Emmanuel Macron à l’Élysée ce lundi 9 février au soir. Les actuels et ex-ministres Stanislas Guerini, Olivier Dussopt, Naïma Moutchou, Patricia Mirallès, Jean-Marc Borello et Nadia Hai ont été mis à l’honneur. Ces derniers ont reçu les titres de Chevalier de la Légion d’honneur ou de Chevalier de la l’Ordre national du mérite. Un moment auquel étaient conviés les anciens Premiers ministres Gabriel Attal, Élisabeth Borne et Jean Castex, mais aussi Éric Dupond-Moretti, Olivier Véran, Yaël Braun-Pivet, ou encore Gérald Darmanin.

Tout sourire, Emmanuel Macron est arrivé avec 15 minutes de retard. « C’est difficile pour moi de ne pas avoir le sentiment de commencer un meeting politique! », s’exclame le président face aux participants. Le chef de l’État partage alors son « bonheur de voir des visages connus (…) qui ont beaucoup donné à la Nation ».

Des macronistes de la première heure présents

Débute alors une série d’éloges à l’égard de toutes les personnes décorées. À Jean-Marc Borello, professeur d’Emmanuel Macron à Sciences Po avant de devenir délégué national d’En marche!, le locataire de l’Élysée salue sa « fidélité » et son « ouverture ».

« Je vous dois beaucoup », lui déclare le chef de l’État.

Parmi les personnalités mises à l’honneur ce lundi soir par le président figurent des membres de sa campagne victorieuse de 2017, comme l’ancienne porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ou Julien Denormandie et Benjamin Griveaux, macronistes de la première heure.

À l’instar de Stanislas Guerini, « un des artisans inoubliables » de sa première élection, à qui Emmanuel Macron dit « devoir tant » à celui « qui a fait tant de sacrifices ». Une prise de parole élogieuse au cours de laquelle le président a salué Gabriel Attal, pourtant de plus en plus critique envers son action.

La « difficile » réforme des retraites « construisait la justice »

Puis à Olivier Dussopt, ancien ministre du Travail qui a porté la dernière réforme des retraites, Emmanuel Macron a mis en avant son « dialogue qui dit tout de votre conception de votre engagement politique ». « Pour vous cher Olivier, la politique n’est pas un jeu. C’est une affaire de loyauté, une affaire de combat », poursuit le président face aux participants. Ce dernier est revenu sur son travail sur la réforme des retraites, désormais suspendue.

« Vous avez été de toutes les batailles avec Élisabeth [Borne, ndlr] et tous les parlementaires qui sont là. Vous avez porté ce qui était un engagement de campagne pris haut et fort », se souvient le chef de l’État devant les participants.

Reconnaissant une « réforme difficile » mais qui « construisait la justice et bâtissait plus d’égalité entre femmes et hommes », Emmanuel Macron a dénoncé les « attaques inacceptables » subies par l’ex-ministre. « Vous avez tout donné pour bâtir une réforme juste. Je n’oublierai jamais », déclare-t-il à un Olivier Dussopt très ému. À tous les participants présents ce lundi soir à l’Élysée, Emmanuel Macron conclut en leur partageant son « affection », reconnaissant avoir « une immense dette envers [eux] ».

À un peu plus d’un an de la fin de son deuxième mandat, le chef de l’État a assuré ce jeudi dans une interview à Brut n’être « pas encore aux regrets », assurant qu’il sera au travail « jusqu’au dernier quart d’heure » de son mandat.

Article original publié sur BFMTV.com

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