- Au moins 734 personnes sont mortes dans la crue dévastatrice survenue le 26 août au Népal, et 16 au Tibet.
- Une équipe du JT de TF1 s’est rendue dans un refuge de sinistrés népalais.
- Certains ont perdu toute leur famille.
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Népal : une crue dévastatrice fait des centaines de morts et de disparus
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« Je travaillais au-dessus de la maison, dans le jardin, quand j’ai entendu l’inondation arriver »,
se remémore Ourdjang, 80 ans. Assis sur un tapis de mousse, au milieu d’autres rescapés des inondations qui ont emporté des milliers de Népalais mercredi 26 août dans l’Himalaya, l’homme raconte comment il a vu les 21 membres de sa famille disparaître sous ses yeux : « J’ai regardé en bas, de l’eau noire est arrivée, et toute la maison est partie »,
décrit-il, dans le reportage du 13h de TF1 en tête de cet article.
À ses côtés, Pourpa saisit la main d’un sinistré, pour mimer l’instant précis où il a perdu son épouse : « J’ai dit à ma femme : ‘Viens, viens.’ Je lui ai pris la main, mais elle a été emportée. »
Réunis dans un refuge près de Bidur, ces hommes ont tout perdu. Ils vivent au jour le jour, dans l’attente d’une aide de l’État, alors que certaines routes sont encore impraticables.
On est des êtres humains, on doit aider.
On est des êtres humains, on doit aider.
Roubina, bénévole dans un refuge près de Bidur
Depuis quatre jours, une cinquantaine de volontaires accueillent les sinistrés dans ces lieux. Roubina est venue de la capitale dans ce seul but : «
Ils ont tout perdu
, leur nourriture aussi. On est des êtres humains, on doit aider »,
affirme-t-elle en servant le repas. « On sert 250 personnes par jour »,
estime un autre bénévole nommé Bosanta. L’armée vient également en aide aux survivants, en soignant gratuitement les blessés et les malades : « Certains ont des problèmes de ventre, il y a des enfants qui ont la grippe, de la fièvre »
, résume une militaire.
Sans cette solidarité, Bedri serait à la rue, le ventre vide : « Je n’ai pas pu prendre d’argent ni de vêtements, j’ai fui la maison »,
raconte cet éleveur de buffles en essuyant ses larmes, dans le reportage ci-dessus. « Mais ici, j’ai trouvé de quoi manger, et un endroit où dormir. »
IM | Reportage : Lise CLOIX et Quentin TRIGODET



