lundi, mars 30

Israël a interdit dimanche à la plus haute autorité catholique de Terre sainte d’entrer dans l’un des sites les plus importants du christianisme, le Saint-Sépulcre à Jérusalem, où la tradition situe la mort et la résurrection de Jésus”, résume El País.

En ce dimanche des Rameaux, alors que la communauté catholique “devait célébrer la première montée du Christ à Jérusalem et le début de la Semaine sainte”, la police israélienne a effectivement “empêché le patriarche Pierbattista Pizzaballa, archevêque des catholiques latins de Terre sainte, et le père Francesco Ielpo, chef des franciscains dans la région” d’entrer dans la basilique pour y prier, raconte Le Temps.

“Cet incident constitue un grave précédent et fait fi de la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, en cette semaine, tournent leurs regards vers Jérusalem”, s’est indigné le Patriarcat dans un communiqué, cité par la BBC.

Selon le diffuseur britannique, les autorités catholiques de Terre sainte ont affirmé avoir respecté toutes les “restrictions imposées” et agi de manière responsable depuis le début de la guerre contre l’Iran, ajoutant que la décision de dimanche constituait “une mesure manifestement déraisonnable et grossièrement disproportionnée”.

“Aucune intention malveillante”

La police israélienne s’est justifiée en expliquant que la Vieille Ville et les lieux saints de Jérusalem constituaient “une zone complexe” et d’accès difficile pour les secours, “mettant considérablement à l’épreuve les capacités d’intervention et faisant peser un risque réel sur les vies humaines”.

Les services du Premier ministre Benyamin Nétanyahou ont eux aussi évoqué des questions de sécurité, assurant qu’il n’y avait “absolument aucune intention malveillante, seulement la préoccupation de garantir la sécurité” des autorités catholiques.

“Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février, les autorités israéliennes ont, pour des raisons de sécurité, interdit l’accès à la Vieille Ville à toute personne autre que les résidents ou les commerçants”, rappelle The Times of Israel.

[…] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Share.
Exit mobile version