
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé, dimanche 18 janvier, que toute attaque visant le Guide suprême, Ali Khamenei, détenteur du pouvoir en Iran, serait une déclaration de guerre, réagissant aux propos de Donald Trump, qui a appelé à trouver un nouveau dirigeant.
« Une attaque contre le Guide suprême de notre pays équivaudrait à une guerre totale contre la nation iranienne », a écrit sur X Massoud Pezeshkian. « Si le peuple iranien est confronté à des épreuves et des difficultés, l’une des principales raisons en est l’hostilité persistante et les sanctions inhumaines imposées par le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés », a-t-il ajouté.
« Il est temps de chercher un nouveau dirigeant en Iran », a déclaré le président américain auprès du site Politico. « Cet homme est un homme malade qui devrait diriger son pays correctement et cesser de tuer des gens », a ajouté Donald Trump en référence à l’ayatollah Ali Khamenei, âgé de 86 ans, et au pouvoir depuis 1989.
Milliers de morts
Le président américain avait multiplié les menaces d’intervention militaire face à la répression, avant d’affirmer, mercredi, avoir été informé « par des sources très importantes » que « les tueries [avaient] pris fin ». Il avait remercié, vendredi, le gouvernement iranien d’avoir annulé, selon lui, « toutes les pendaisons prévues » de contestataires.
« Nous n’avons pas l’intention de mener le pays à la guerre, mais nous n’épargnerons pas les criminels nationaux », pas plus que « les criminels internationaux », a dit Ali Khamenei, imputant à Donald Trump la responsabilité des violences et dénonçant un « complot américain ».
Les autorités, qui affirment que le calme règne désormais, ont décidé de rouvrir dimanche, jour ouvrable dans le pays, les écoles de Téhéran et d’autres villes, fermées depuis le 10 janvier, selon l’agence de presse ISNA. Le mouvement a été déclenché le 28 décembre par des commerçants pour protester contre le coût de la vie, avant de prendre une ampleur majeure le 8 janvier.
Un accès limité d’Internet a été rétabli, a par ailleurs précisé dimanche l’ONG Netblocks, dix jours après une coupure totale des communications destinée à masquer une violente répression qui a fait des milliers de morts, selon des groupes de défense des droits humains.
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En France, plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux membres de la diaspora, ont manifesté samedi et dimanche en soutien aux Iraniens. « Ni chah ni mollahs, l’Iran vivra », a scandé la foule à Paris, sous des drapeaux iraniens et des portraits de jeunes gens tués.




