samedi, janvier 17
Des manifestants brandissent un portrait du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’une manifestation près de l’ambassade d’Iran à Bagdad, le 16 janvier 2026.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a accusé samedi 17 janvier le président américain, Donald Trump, d’être « coupable des victimes » survenues lors des récentes manifestations en Iran. « Nous tenons le président américain pour coupable des victimes, des dégâts et des accusations qu’il a portées contre la nation iranienne », a-t-il déclaré à une foule de partisans lors d’un discours prononcé à l’occasion d’une fête religieuse.

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« C’était un complot américain », a-t-il ajouté, en précisant que « l’objectif des Etats-Unis est d’avaler l’Iran (…) ; l’objectif est de replacer l’Iran sous domination militaire, politique et économique ».

Donald Trump avait multiplié ces dernières semaines les menaces d’intervention. Vendredi, le chef de l’Etat américain a remercié le gouvernement iranien d’avoir annulé « toutes les pendaisons prévues » de manifestants, après avoir menacé Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression des manifestations venait à continuer.

Au moins 3 428 personnes tuées

La vague de protestation en Iran, qui a débuté il y a près de trois semaines, a été étouffée par une violente répression. Pour la première fois, les autorités ont livré vendredi un chiffre concernant les arrestations : quelque 3 000 personnes ont été interpellées, selon des responsables de la sécurité cités par l’agence de presse iranienne Tasnim, qui évoque « des individus armés » et « des membres d’organisations terroristes ».

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Iran Human Rights, une ONG basée en Norvège, fait état de quelque 20 000 arrestations et au moins 3 428 personnes tuées, des cas vérifiés par elle-même ou par des sources indépendantes. D’autres évaluations donnent plus de 5 000 morts, la coupure d’Internet en vigueur depuis le 8 janvier ayant rendu difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias.

Lors de son discours, Ali Khamenei a estimé que les autorités devaient « briser le dos des séditieux ». « Nous n’avons pas l’intention de mener le pays à la guerre, mais nous n’épargnerons pas les criminels nationaux (…) ; pis encore que les criminels nationaux, les criminels internationaux : nous ne les épargnerons pas non plus », a-t-il déclaré à ses partisans.

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Le Monde avec AFP

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