mercredi, janvier 28

La France « soutient l’inscription du corps des gardiens de la révolution islamique » de l’Iran « sur la liste européenne des organisations terroristes », a annoncé, mercredi 28 janvier, l’Elysée, rapporte l’Agence France-Presse.

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Le bras armé idéologique de la République islamique d’Iran est accusé par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays. L’Italie va proposer jeudi aux autres pays de l’Union européenne d’ajouter les gardiens de la révolution à cette liste. Le soutien français pourrait peser dans la décision.

Répondant à une question d’actualité au gouvernement au Sénat, Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères, a déclaré un peu plus tôt que « demain [jeudi] à Bruxelles, seront prises des sanctions européennes ciblant les principaux responsables de cette répression (…) pour que tous les responsables soient traduits devant la justice et soient punis pour la responsabilité qu’ils ont dans la répression contre leur peuple ». « L’accès au territoire européen leur sera interdit, leurs actifs seront gelés », écrit-il dans un message publié sur X.

« Conséquences destructrices »

L’Iran a mis en garde contre des « conséquences destructrices » si l’Union européenne décidait de cette inscription.

La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a dit, plus tôt mercredi, que la France n’avait « aucun tabou » concernant le statut des gardiens de la révolution. Elle a évoqué une « répression d’une violence sans équivalent dans l’histoire contemporaine de l’Iran », à l’encontre des manifestations contre le pouvoir en janvier.

De son côté, Donald Trump a averti, mercredi, que « le temps était compté » avant une attaque contre l’Iran, secoué par ce vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang, Téhéran menaçant de répondre « comme jamais » en cas d’opération américaine.

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Le Monde avec AFP

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