- Le bras armé de la République islamique d’Iran est dans le viseur des Européens.
- Il est accusé d’avoir orchestré la répression meurtrière du mouvement contestataire qui secoue le pays.
- L’Italie va proposer jeudi aux autres pays de l’UE de l’ajouter sur la liste des « organisations terroristes ».
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Manifestations en Iran : une répression sans précédent
La France « soutient l’inscription du
Corps des Gardiens de la révolution islamique
(CGRI) de l’Iran sur la liste européenne des organisations terroristes »
, a indiqué l’Élysée à TF1-LCI ce mercredi 28 janvier, confirmant une information du Parisien
. Une décision annoncée sur le réseau social X par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
Le CGRI, bras idéologique de la République islamique d’Iran, est une force armée extrêmement organisée accusée par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays. Une «
répression d’une violence sans équivalent
dans l’histoire contemporaine de l’Iran »
, a déploré un peu plus tôt ce mercredi Maud Bregeon devant la presse, précisant à ce moment-là que la France n’avait « aucun tabou »
concernant le statut des Gardiens de la révolution.
Iran : il ne peut y avoir d’impunité. L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse. Son courage inouï face à la violence qui s’est abattue aveuglément sur lui ne peut rester vain. Avec nos partenaires européens, nous prendrons… — Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) January 28, 2026
La mise en garde de l’Iran
L’Italie va proposer jeudi aux autres pays de l’Union européenne (UE) d’ajouter les Gardiens de la révolution sur cette liste européenne des « organisations terroristes ». Le soutien français pourrait peser lors de la décision. L’Iran a mis en garde contre des « conséquences destructrices »
si l’UE prenait cette inscription.
En parallèle, quelque 21 entités et individus parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens vont être ciblés par des sanctions européennes, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’UE, a indiqué mardi l’AFP. Des sanctions vont également être décidées à l’encontre d’une dizaine d’individus et d’entités en Iran, accusés d’aider la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles, ont indiqué des diplomates à Bruxelles à l’AFP. Ces sanctions doivent encore être approuvées formellement par les États membres de l’UE lors d’une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères jeudi.
« Avec nos partenaires européens, nous prendrons demain à Bruxelles des sanctions contre les responsables des exactions. L’accès au territoire européen leur sera interdit, leurs actifs seront gelés »
, a confirmé Jean-Noël Barrot ce mercredi. « L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse »
, a affirmé le ministre.




