jeudi, avril 9

Chaque élément” des pourparlers de paix négociés ces derniers jours par le Pakistan pour mettre autour de la table les États-Unis et l’Iran sera “délicat”, mais l’avenir du détroit d’Ormuz, “peut-être plus que tout autre”, remarque The Atlantic.

De fait, au premier jour du fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, “les responsables américains observaient si l’Iran allait tenir sa promesse de rouvrir le détroit, que Téhéran avait militarisé en réponse au conflit”, note The New York Times.

Donald Trump avait fait mardi de la réouverture “immédiate, complète et sûre” de la voie maritime la condition sine qua non du cessez-le-feu. Mais mercredi soir, “rien ne semblait indiquer une reprise significative du trafic maritime à travers cette voie d’eau truffée de mines”, selon le quotidien américain.

“Le trafic dans le détroit était toujours à l’arrêt mercredi, selon les médias d’État iraniens et les services de surveillance du trafic maritime”, confirme à son tour The Washington Post. Le quotidien cite l’agence Fars, proche des Gardiens de la révolution, qui précise “si deux pétroliers ont transité en début de journée avec l’autorisation requise, le trafic a cessé depuis”.

Éviter les mines

Ce sont les bombardements massifs de l’armée israélienne sur le Liban – qui ont fait, selon un dernier bilan, 182 morts et près de 900 blessés – qui semblent avoir changé la donne. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont en effet affirmé “qu’il s’agissait là d’une violation du cessez-le-feu” et ont “suspendu tout transit à travers le détroit”, rapporte Al-Jazeera.

Pour compliquer encore la situation, les Gardiens de la Révolution ont annoncé jeudi matin qu’ils avaient mis en place “des itinéraires de navigation alternatifs dans le détroit d’Ormuz afin d’aider les navires à éviter d’éventuelles mines marines”, ajoute le média qatari.

Le statut du détroit – fermé, ouvert ? Miné, pas miné ? – restait donc pour le moins “obscur”, jeudi matin, note la chaîne panarabe. Mais s’il est “effectivement” miné, “la situation s’avérera fort complexe”, analyse-t-elle. “Car même si les parties concernées s’accordent pleinement pour en autoriser la réouverture, le déminage du Golfe et de ce point de passage stratégique pourrait prendre des semaines, des mois, voire des années”.

[…] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Share.
Exit mobile version