Visite de Charles III : Paris et Londres mettent en lumière une relation apaisée entre la France et le Royaume-Uni

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Beaucoup de faste, de gestes symboliques, toute la pompe dont la République française est capable : Emmanuel Macron a reçu le roi Charles III et la reine Camilla avec les honneurs, mercredi 20 septembre, pour le premier jour d’une visite officielle de soixante-douze heures du monarque britannique dans l’Hexagone.

Ce séjour, le premier de son règne en France, était initialement prévu en mars mais il avait été repoussé à cause des manifestations ayant accompagné l’adoption de la réforme des retraites. Il vise essentiellement à mettre en scène la proximité et l’amitié entre la France et le Royaume-Uni, les liens entre les deux pays ayant été distendus par le Brexit.

Juste après son arrivée à Orly – il est venu du Royaume-Uni en avion, pour des raisons de sécurité –, Charles III, 74 ans, a rejoint le président français à l’Arc de triomphe pour raviver la flamme de la tombe du Soldat inconnu au son de la cornemuse, tandis que Camilla retenait avec peine son bibi rose malmené par les bourrasques. Après être allés au-devant d’un public trié sur le volet et composé d’anciens combattants et d’élèves d’une école franco-britannique – les badauds avaient été tenus à bonne distance et les Champs-Elysées vidés –, le roi et son hôte sont allés planter un chêne dans les jardins de l’ambassade du Royaume-Uni, puis se sont isolés pour un tête-à-tête à l’Elysée au fronton duquel flottait l’Union Jack.

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Les deux hommes ont encore échangé des cadeaux protocolaires très à propos. Le roi a opté pour une édition complète des Lettres sur les Anglais de Voltaire ; Emmanuel Macron a offert une édition originale des Racines du ciel de Romain Gary, un plaidoyer en faveur de la protection de la planète, un intérêt connu du souverain britannique. Le président de la République et son invité ont terminé la journée en présidant un fastueux dîner dans la galerie des Glaces du château de Versailles, avec 160 convives dont Mick Jagger, Charlotte Gainsbourg, le PDG du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault, et une bonne partie du gouvernement français.

Le roi Charles III et Emmanuel Macron déposent une gerbe devant la flamme de la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, à Paris, le 20 septembre 2023.

Après le Brexit, recréer de la confiance

Entre deux toasts, Charles III a évoqué le premier voyage à Paris de ses parents, le prince Philip et la reine Elizabeth II, morte il y a un an. C’était en 1948 ; ils étaient jeunes mariés et ils avaient dansé jusqu’au petit matin sur des chansons d’Edith Piaf. « C’est peut-être pour cela que La vie en rose reste ma chanson favorite », a-t-il glissé, avant, un peu plus sérieux, de louer l’entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni : « Il s’agit d’une alliance durable, quel que soit l’avenir, puisse-t-elle perdurer fidèle et constante pendant des siècles », a lancé le monarque. « En dépit du Brexit, je sais que nous allons continuer à écrire en partie le futur de notre continent ensemble, de relever les défis et de servir les causes que nous avons en commun », a répondu Emmanuel Macron.

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