une équipe de l’AIEA est en route pour inspecter la centrale nucléaire de Zaporijjia

0
45

La mission arrivera sur place “plus tard cette semaine”, selon le directeur général de l’Agence international de l’énergie atomique, Rafael Grossi. 

Article rédigé par


Publié


Mis à jour

Temps de lecture : 2 min.

“Le jour est venu, la mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique vers Zaporijjia est désormais en route. Nous devons protéger la sécurité de l’Ukraine et de la plus grande centrale d’Europe.” En publiant ce message sur Twitter, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a annoncé lundi 29 août être en route vers la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, prise par les troupes russes début mars et cible ces dernières semaines de frappes faisant craindre le risque d’un accident majeur. Il a précisé que la mission arriverait sur place “plus tard cette semaine”

Rafael Grossi réclamait depuis plusieurs mois de pouvoir se rendre sur les lieux, avertissant du “risque réel de catastrophe nucléaire”. Dans une photo accompagnant son message, le chef de l’AIEA pose avec une équipe d’une dizaine de personnes, arborant casquettes et gilets au logo de l’instance onusienne.

Ces dernières semaines, Zaporijjia cristallise les inquiétudes des Occidentaux. Si l’ONU a appelé à cesser toute activité militaire aux alentours, Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de procéder à des bombardements à proximité du complexe, près de la ville d’Energodar, sur le fleuve Dniepr, et de mettre ainsi le site en péril. L’opérateur ukrainien Energoatom a mis en garde samedi contre des risques de fuites radioactives et d’incendie après de nouvelles frappes.

Entre jeudi et vendredi, la centrale et ses six réacteurs de 1 000 mégawatts chacun ont été “totalement déconnectés” du réseau national à cause de dommages sur les lignes électriques, selon Kiev, avant d’être reconnectés et remis en route vendredi après-midi.

Devant cette “dangereuse” situation, le président Volodymyr Zelensky avait pressé vendredi le gendarme onusien du nucléaire d’envoyer au plus vite une équipe. Vladimir Poutine a quant à lui accepté l’organisation d’une mission passant “par l’Ukraine” et non par la Russie, ce qu’il exigeait auparavant, avait fait savoir la présidence française mi-août à l’issue d’un entretien téléphonique d’Emmanuel Macron avec le président russe.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici