Un conflit de chiffres à Tchapliné et un futur tribunal pour juger Poutine

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Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

La guerre des chiffres, encore. L’Ukraine a dénoncé ce jeudi le bombardement russe meurtrier qui a frappé la veille la gare de Tchapliné, dans la région de Dnipropetrovsk (centre), et fait, selon elle, au moins 25 morts civils et plus de 30 blessés. Le bilan exact du bombardement reste cependant à confirmer. Oleg Nikolenko, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a fait état sur Twitter de « 25 civils tués à la suite d’un tir de missile », en dénonçant le « terrorisme de Moscou, plaie du XXIe siècle ».

Les services du procureur général d’Ukraine ont eux indiqué que « dix civils ont été tués, dont deux enfants de 6 et 11 ans, et dix autres blessés, dont deux enfants » à la gare de Tchapliné et dans ses environs, laissant ouverte la possibilité que les autres victimes ne sont pas que des civils. Quant à la Russie, elle affirme elle avoir frappé « un train militaire » en partance pour « les zones de combat » de l’est de l’Ukraine, objectif stratégique prioritaire de  Moscou, et tué « plus de 200 soldats » ukrainiens.

Le chiffre du jour

10. C’est en pourcentage l’augmentation du nombre de militaires russes à venir. Vladimir Poutine a signé jeudi un décret en ce sens, en pleine offensive contre l’Ukraine et sur fond de tensions croissantes avec les pays occidentaux. L’armée du Kremlin devra donc compter deux millions de membres, dont 1,15 million de soldats, contre 1,9 million, dont un peu plus d’un million de combattants, en 2017, selon ce décret qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

La phrase du jour

« Les deux réacteurs de la centrale en fonctionnement ont été déconnectés du réseau. En conséquence, les actions des envahisseurs ont provoqué une déconnexion totale de la centrale nucléaire de Zaporojie du réseau électrique, pour la première fois dans son histoire. »

Tels sont les mots du groupe d’Etat Energoatom écrits sur Telegram, ce jeudi. Selon l’opérateur ukrainien, des incendies sur le territoire de la centrale thermique, située à proximité de la centrale nucléaire, ont provoqué par deux fois la déconnexion de la dernière ligne de communication reliant le site au réseau électrique. « Des opérations sont en cours pour connecter un réacteur au réseau », a fait savoir l’opérateur.

La tendance du jour

Kiev a l’intention de créer dès l’an prochain un tribunal international, afin d’y juger le président russe Vladimir Poutine et les responsables de l’invasion de l’Ukraine, a révélé un haut responsable ukrainien. Ce plan en vue de la création de ce tribunal qui devra se prononcer sur le « crime d’agression » de la Russie est chapeauté par Andriï Smirnov, le chef-adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne.

« C’est la seule option pour que soient tenus rapidement responsables les criminels qui ont démarré la guerre contre l’Ukraine. La meilleure, la plus rapide et la plus efficace », insiste dans un entretien accordé à l’AFP Andriï Smirnov. « Le monde a la mémoire courte : c’est pour ça que j’aimerais que ce tribunal se mette au travail l’année prochaine », ajoute Andriï Smirnov en se disant « prudemment optimiste ».

Le « crime d’agression » est similaire à la notion de « crime contre la paix » utilisée dans les procès de Nuremberg et de Tokyo au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Et pour rappel, la Cour pénale internationale (CPI) a déjà commencé à enquêter sur les crimes pour lesquels elle est compétente – génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre – mais ne peut se saisir des accusations de « crime d’agression » car ni Moscou, ni Kiev n’ont ratifié le Statut de Rome l’établissant en 2010.

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