Réchauffement climatique : “L’humanité pourrait disparaître”, le cri d’alerte d’une équipe de chercheurs

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Pour ces chercheurs venus du monde entier, les conséquences du réchauffement climatique sont peut-être encore sous estimée. 

“Si rien de plus n’est fait pour le climat, 10% de la population mondiale… voire l’humanité toute entière pourrait disparaître”, avertit aujourd’hui une équipe internationale de chercheurs dirigée par l’université de Cambridge.

“Il existe de nombreuses raisons de penser que le changement climatique pourrait devenir catastrophique, même à des niveaux de réchauffement modestes”, rappelle Luke Kemp, du Centre pour l’Étude du Risque Existentiel de l’Université de Cambridge.

Sous sa direction, une équipe de chercheurs anglais, allemands, néerlandais, américains, chinois et australiens lance un cri d’alarme dans la prestigieuse revue américaine PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences).

Cascade de conséquences

Loin de vouloir jouer les Cassandre, les chercheurs sont inquiets : non seulement la cascade d’événements qui pourraient découler du réchauffement climatique est très incertaine, mais les hausses de température pourraient être pires que prévues.

Selon eux, il est donc urgent d’envisager ce que pourraient être les scénarios les plus défavorables. Les impacts directs des températures élevées ne se limiteront pas aux événements météorologiques extrêmes.

Ils soulignent qu’il faudra probablement aussi compter avec des crises financières et des conflits, de nouvelles épidémies, sans oublier la famine et la malnutrition, l’augmentation des inégalités, l’effondrement des démocraties, voire une guerre nucléaire…

Des scénarios catastrophes trop peu étudiés

Une étude parue au début de l’année, et elle aussi menée par Luke Kemp, a déjà souligné que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) avait tendance à négliger les scénarios d’un réchauffement de plus de 3°C, en raison de leur plus faible probabilité.

Ainsi, les scénarios misant sur un réchauffement limité de 1,5 °C et 2°C (plus conformes aux Accords internationaux sur le climat et moins inquiétants pour le grand public) sont surreprésentés dans leurs travaux.

Ils invitent donc le GIEC à consacrer un prochain rapport spécial au changement climatique catastrophique, à la fois pour motiver la recherche et informer le public.

Mieux connaître les risques permettrait de resserrer les exigences des accords internationaux sur le climat. Mais aussi d’étudier l’impact d’éventuelles solutions comme la gestion du rayonnement solaire, qui consisterait à injecter des aérosols dans la stratosphère afin de dévier les rayons du soleil.

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