plus de 15.000 millionnaires quitteront la Russie en 2022, selon une étude

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D’ici la fin de l’année, 15% des millionnaires russes auront quitté leur pays, au profit de destinations plus avantageuses fiscalement comme les Émirats arabes Unis ou l’Australie.

D’après une étude du cabinet londonien Henley & Partners, plus de 15.000 millionnaires délaisseront la Russie d’ici la fin de l’année. Cela représente 15% des fortunes du pays, sur un total de 101.000 Russes possédant plus d’un million de dollars.

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Au cours de la dernière décennie, «les personnes aisées ont émigré de Russie en nombre croissant chaque année», représentant «un signe avant-coureur des problèmes actuels auxquels le pays est confronté», analyse Andrew Amoils, responsable de recherche chez New World Wealth. Il complète qu’historiquement «les grands effondrements de pays ont généralement été précédés d’une accélération de l’émigration des riches, qui sont souvent les premiers à partir car ils en ont les moyens».

Déjà, en mars, le conseiller financier Sergueï Leonidov, avertissait les Russes : «Si vous avez des prêts ou d’autres dettes auprès des banques, il faut les rembourser rapidement. La crise augmente le risque de perdre des sources de revenus.» Du côté de l’Ukraine, les départs sont également significatifs car 42% des millionnaires du pays (2800 individus) quitteront le pays en 2022.

Les Emirats arabes unis, terre d’accueil des millionnaires

Certains pays sont largement plébiscités par ces millionnaires, à l’instar des Émirats arabes Unis, à la première position dans l’étude de Henley & Partners. Figurent ensuite l’Australie, Singapour, Israël, Malte, l’île Maurice et Monaco. Ces endroits ont tous un point commun : leur faible taux d’imposition, les rendant très attractifs pour les riches.

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Pour le journaliste Misha Glenny, spécialiste de l’Europe de l’est, «bien avant l’imposition de sanctions sur le système bancaire russe, un tsunami de capitaux quittait déjà le pays, en grande partie provoqué par le style de plus en plus capricieux du président Vladimir Poutine et ses exigences de loyauté envers les Russes de la classe moyenne et des classes aisées».

Un constat démenti par le gouvernement de Poutine. Dans l’une de ses dernières conférences, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que le pouvoir russe n’avait pas «remarqué une tendance» de départs de millionnaires du pays.

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