le récit de l’envoyé spécial du Figaro

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REPORTAGE – Des centaines de milliers de personnes fuyant la guerre reçoivent un accueil inégal selon les régions.

Envoyé spécial à Toula

«Ici, nous dormons dans un lit blanc comme neige. Et comme le silence est étrange après toutes ces explosions. Marioupol a été détruite comme Stalingrad»: Sergueï Klimovitch, 78 ans, n’en revient pas encore de sa nouvelle vie, dans un centre de vacances réquisitionné près de Toula, à deux heures et demie de train au sud de Moscou. Avec soixante-dix autres réfugiés venus d’Ukraine, il vit désormais dans ce «point d’hébergement provisoire», l’un des seize ouverts dans la province de Toula.

Ils accueillent au total environ deux mille personnes. Quelques-uns parmi les centaines de milliers d’Ukrainiens venus de l’est du pays – leur nombre exact n’est pas connu, certaines sources parlent de 800.000 personnes. Leur avenir n’est pas moins incertain, ni leur souffrance moins grande, que ceux des réfugiés, cinq fois plus nombreux, à avoir rejoint l’Europe de l’Ouest. La situation de ces rescapés de la guerre varie surtout considérablement selon les régions et selon la manière…

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