Le Japon va réclamer un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations Unies

0
52

Ce dimanche, le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, s’est engagé lors d’un sommet Japon-Afrique à Tunis à « remédier à une injustice historique » et à faire pression pour que le continent obtienne un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.

« Pour agir de façon efficace » et consolider la paix et la sécurité en Afrique, « il est urgent de remédier à l’injustice historique » de l’absence d’un siège permanent pour l’Afrique à l’ONU, a déclaré Fumio Kishida, en visioconférence depuis Tokyo.

Au Conseil de sécurité en 2023 et 2024

Le Japon entend « créer un environnement où le peuple africain pourra vivre en paix et sécurité afin que le continent puisse se développer », a-t-il expliqué.

« Le Japon va renforcer son partenariat avec l’Afrique » et, l’an prochain, quand il sera au Conseil de sécurité avec un siège non permanent (2023 et 2024), il plaidera pour la réforme. Ce sera « un moment de vérité pour les Nations unies », a ajouté le Premier ministre japonais, resté à Tokyo pour cause de Covid-19.

Le Japon va nommer un ambassadeur dans la Corne de l’Afrique

Le Conseil de sécurité comprend 15 membres, dont cinq permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne), les autres postes étant occupés par rotations de deux ans par les autres membres de l’ONU.

Le volet « paix et sécurité » des aides nippones financera la formation de policiers, la tenue d’élections « équitables et transparentes », une bonne gouvernance judiciaire et administrative et l’aide au contrôle des frontières.

Fumio Kishida a aussi évoqué la situation « qui se dégrade avec davantage de réfugiés et des pénuries alimentaires dans la Corne de l’Afrique », où le Japon « va nommer un ambassadeur ».

8,3 millions de dollars d’aide

Le Premier ministre a remercié l’Union africaine et la CEDAO (Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest) pour « leurs médiations dans la prévention des conflits », estimant qu’il faut aussi « régler les problèmes transfrontaliers ».

Le Japon offrira ainsi une aide concrète de 8,3 millions de dollars pour la région du Liptako-Gourma, à cheval sur Mali, Burkina-Faso et Niger, pour « développer une bonne coopération entre les résidents et les autorités locales » et « améliorer les services administratifs à destination de 5 millions d’habitants de cette zone ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici