L’ambassadeur du Canada à Kiev convoqué à la suite du transfert «inacceptable» de turbines

0
54

Le Canada a accepté de livrer à l’Allemagne des turbines nécessaires à l’entretien du gazoduc Nord Stream 1, malgré les sanctions en vigueur contre la Russie et les appels de l’Ukraine.

L’ambassadeur du Canada en Ukraine a été convoqué lundi 11 juillet à Kiev à la suite de la restitution «inacceptable» par le Canada à l’Allemagne de turbines destinées au gazoduc russe Nord Stream, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

«Le ministère des Affaires étrangères a dû convoquer l’envoyé du Canada dans notre pays en raison d’une exception absolument inacceptable au régime de sanctions contre la Russie», a déclaré Volodymyr Zelensky dans son message quotidien sur Telegram. Selon M. Zelensky, cette décision «sera perçue à Moscou uniquement comme un signe de faiblesse». «Il ne fait aucun doute que la Russie tentera non seulement de limiter autant que possible, mais aussi d’arrêter complètement l’approvisionnement en gaz de l’Europe au moment le plus aigu», a-t-il ajouté.

En dépit des sanctions

Au cours du week-end, le Canada a accepté de livrer à l’Allemagne des turbines nécessaires à l’entretien du gazoduc Nord Stream 1, malgré les sanctions en vigueur contre la Russie et les appels de l’Ukraine. Les turbines faisaient l’objet d’une maintenance sur un site canadien appartenant au groupe allemand Siemens, et la Russie a imputé à leur absence la réduction des livraisons via le gazoduc.

Lundi, le géant russe de l’énergie Gazprom a entamé dix jours de maintenance sur le gazoduc Nord Stream 1. L’Allemagne et d’autres pays européens attendent de voir si la livraison de gaz sera rétablie. Le gouvernement allemand se trouvait depuis plusieurs semaines «en contacts intensifs» avec Ottawa pour obtenir le retour de l’équipement en question vers l’Europe.

L’Allemagne, par crainte que Moscou ne coupe bientôt totalement les flux de gaz, avait proposé au Canada de récupérer les turbines afin de rester dans les clous «sur le plan juridique», plutôt que de les livrer à la Russie. Berlin ne croit pas au motif technique invoqué par Gazprom pour expliquer la baisse des livraisons de gaz, mais considère que le retour des turbines va priver la Russie d’un prétexte pour prolonger cette fermeture du robinet de gaz, susceptible de dégénérer en crise énergétique majeure. L’Ukraine assure de son côté que les gazoducs ukrainiens sont capables de transporter un volume suffisant de gaz vers l’Allemagne pour compenser la baisse des livraisons russes.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici