La population mondiale pourrait être divisée par deux d’ici à 2100, selon une étude

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Cet automne, nous devrions être 8 milliards d’êtres humains sur Terre, selon les dernières prévisions des Nations Unis. Et cette progression démographique devrait se poursuivre jusqu’en 2080, selon l’Onu, pour atteindre les 10,4 milliards d’individus d’ici à 2100.

Ce ne sont pas les calculs de James Pomeroy, économiste chez HSBC, dans une étude parue le 22 août, relayée par Les Échos. Il estime que le pic devrait être atteint dès 2043 et qu’une baisse devrait ensuite se produire et que la population mondiale s’élèverait à 4 milliards d’individus à la fin de ce siècle.

Fécondité en recul, mortalité en hausse

En cause, un taux de fécondité en net recul. Selon l’Onu, en 2021, il était de 2,3 enfants par femme, contre 5 en 1950, et sera de 2,1 en 2050. L’économiste de HSBC pense que ce déclin sera plus important, notamment avec la meilleure intégration des femmes sur le marché du travail, la hausse de l’immobilier et un meilleur accès aux soins et aux pratiques contraceptives.

La tendance d’une population mondiale vieillissante amène aussi à penser que le taux de mortalité va fortement augmenter. Selon cette étude, les courbes de la natalité et celle de la mortalité pourraient se croiser entre les années 2080 et 2090, expliquant cette baisse drastique de la population mondiale.

Des tendances qui varient selon les continents

Tous les continents ne seraient pas logés à la même enseigne. Selon James Pameroy, « le recul du taux de fécondité est global mais pour certains pays, à l’instar de ceux d’Afrique subsaharienne et d’Asie, le niveau, bien qu’en recul, permet une poursuite de la croissance de la population ».

À l’inverse, « à Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taïwan, l’actuel taux de fécondité permet de prédire une division par deux de leur population d’ici à la fin du siècle. La Chine n’est pas loin de les rejoindre », détaille l’étude.

En Europe, « au rythme où vont les choses, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d’habitants d’ici à 2100 ». La France compterait alors 62,3 millions d’habitants et l’Allemagne 70,3 millions.

Si certains gouvernements ont mis en place des politiques visant à relever le taux de natalité, James Pomeroy estime qu’elles sont « inefficaces ». En revanche, sa prédiction d’une division par moitié de la population mondiale constitue, selon lui, un espoir face au changement climatique.

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