la fille d’Alexandre Douguine, idéologue proche de Poutine, tuée dans l’explosion d’un véhicule

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La fille d’un idéologue proche de Vladimir Poutine est morte dans l’explosion d’un véhicule

La fille d’Alexandre Douguine, un idéologue russe, proche du Kremlin et parfois décrit comme « le cerveau de Poutine », est morte, dans la nuit de samedi à dimanche, dans l’explosion du véhicule qu’elle conduisait près de Moscou, ont annoncé des enquêteurs russes, cités par les médias et agences de presse nationaux.

C’est l’explosion d’une bombe placée dans le SUV qui a tué Daria Douguina, a précisé la branche moscovite du comité d’investigation russe. Un proche de la jeune femme de 29 ans, Andreï Krasnov, a confirmé sa mort à l’agence de presse TASS. Il a précisé que le véhicule appartenait au père de la jeune femme, lequel aurait été la cible première de cette attaque.

C’était le véhicule de son père. [Daria] avait une autre voiture, mais elle a pris celle de son père aujourd’hui, pendant qu’Alexandre se rendait ailleurs. Il est revenu, il était sur les lieux de la tragédie. D’après ce que j’ai compris, Alexandre ou probablement tous les deux étaient la cible.

Des images, qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante, sur les réseaux sociaux semblent montrer Alexandre Douguine, la tête entre les mains, se tenant devant le véhicule en flammes. Le père et la fille venaient de participer à un festival culturel, près de Moscou. Selon des médias russes, citant des témoins, ils devaient rentrer ensemble, mais M. Douguine aurait décidé de prendre la route seul au dernier moment.

Alexandre Douguine, 60 ans, cible de sanctions américaines depuis 2014, plaide de longue date pour l’annexion par Moscou des territoires dans lesquels vivent des populations russophones. Toutefois, l’influence du théoricien nationaliste auprès du président russe se serait réduite ces derniers mois, selon certains experts.

Daria Douguina était, quant à elle, journaliste et analyste politique, selon le communiqué des enquêteurs russes. Elle a plusieurs fois soutenu l’invasion de l’Ukraine par Moscou. Elle a été sanctionnée, plus tôt cette année, par les autorités britanniques et américaines pour « désinformation » en ligne en lien avec la guerre en Ukraine. La BBC rappelle qu’elle l’avait décrite comme un « conflit de civilisations » dans un entretien et s’était dite fière de figurer parmi les personnes sanctionnées par l’Occident.

Aucun suspect n’a été identifié dans l’immédiat et personne n’a revendiqué l’attaque. Le président de la république autoproclamée de Donetsk, Denis Pouchiline, a fustigé sur Telegram d’« abjectes crapules », accusant des « terroristes du régime ukrainien ».

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