Inquiétudes autour de Zaporijia, inondations au Pakistan, rentrée politique… Les cinq infos à retenir du week-end

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Vous avez décroché de l’actualité lors de ce dernier week-end avant la rentrée ? Nous vous résumons les principales informations de ces deux derniers jours.

Ukraine : risque de « pulvérisation de substances radioactives » autour de la centrale de Zaporijia

Image satellite de la centrale nucléaire de Zaporijia prise par Planet Labs PBC et montrant un panache de fumée dans l’enceinte de la centrale, le 24 août 2022.

L’opérateur ukrainien Energoatom a annoncé, samedi 27 août, que la centrale de Zaporijia avait beau être raccordée au réseau électrique, la présence d’équipement militaire russe sur le site constituait toujours un danger majeur.

Les troupes russes ont bombardé le site « à plusieurs reprises au cours de la dernière journée », a affirmé la compagnie nationale ukrainienne. « Conséquence des bombardements périodiques, l’infrastructure de la centrale a été endommagée et il existe des risques de fuite d’hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives », a-t-elle dit, en faisant état d’« un risque d’incendie élevé ». Les autorités ont commencé la distribution de comprimés d’iode aux résidents vivant dans un rayon de 50 kilomètres de la centrale en cas d’exposition aux radiations.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a tenté de trouver un accord avec les belligérants pour envoyer une équipe pour inspecter et aider à sécuriser la centrale. Les responsables ont déclaré que les préparatifs de la visite étaient en cours, mais aucune date n’a été arrêtée.

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Pakistan : la mousson a provoqué plus de mille morts depuis le début de l’été

Des habitants de Quetta constatent les dégâts causés par les impressionnantes inondations qui ont emporté des bâtiments, au Pakistan, le 27 août 2022.

Les inondations provoquées par les pluies de mousson qui ont commencé en juin ont provoqué plus de mille morts au Pakistan, selon le bilan publié par l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, dimanche 28 août. Au cours des dernières vingt-quatre heures, cent dix-neuf personnes ont perdu la vie, tandis que de fortes pluies continuaient de s’abattre sur certaines parties du pays.

Plus de trente-trois millions d’habitants, soit un Pakistanais sur sept, ont également été touchés par les inondations et près d’un million de maisons ont été détruites ou gravement endommagées, selon le gouvernement. Plus de 80 000 hectares de terres cultivables avaient été ravagés et plus de 3 400 kilomètres de routes et cent quarante-neuf ponts emportés par les eaux. Les intempéries devraient se poursuivre dans les prochains jours dans le sud du pays.

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Elisabeth Borne annonce un « fonds vert » de 1,5 milliard d’euros pour les collectivités

La première ministre, Elisabeth Borne, devant les cadres de la majorité présidentielle, à Metz, le 22 août 2022.

La première ministre, Elisabeth Borne, a annoncé, samedi, dans un entretien au Parisien, le déblocage d’un « fonds vert » doté de 1,5 milliard d’euros destiné aux collectivités locales pour les aider à lutter contre le changement climatique.

Mme Borne suggère d’utiliser ce fonds pour « la réhabilitation de friches, pour limiter l’étalement urbain », pour rénover « énergétiquement les bâtiments publics comme (…) certaines écoles », pour ramener « de la nature dans les villes » ou encore installer « des parkings relais » à leur entrée. La cheffe du gouvernement a également promis, comme le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, que l’exécutif n’allait « pas laisser les prix de l’énergie exploser » et que le gouvernement amortirait « les hausses », alors que les prix ont fortement augmenté sur les marchés de gros.

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La France et l’Algérie actent une « nouvelle dynamique irréversible » dans leur relation bilatérale

Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, signent une déclaration commune pour la relance des relations bilatérales entre la France et l’Algérie, le 27 août 2022, soixante ans après la fin de la guerre.

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue français, Emmanuel Macron, ont scellé, samedi, la réconciliation entre Paris et Alger en signant une déclaration commune appelant à une « nouvelle dynamique irréversible » pour leur relation bilatérale, soixante ans après la fin de la guerre d’Algérie.

Cette signature concluait le déplacement de trois jours de M. Macron en Algérie – une visite que le président Tebboune a qualifiée d’« excellente et réussie ». Selon le président algérien, les deux pays vont « agir ensemble dans beaucoup de domaines en dehors de l’Algérie et la France ». « Ce rapprochement va nous permettre d’aller très très loin », a-t-il assuré. Pour M. Macron, la déclaration d’Alger va permettre de faire en sorte que « l’intimité se renforce en ayant un dialogue permanent sur tous les sujets. Y compris les sujets qui empêchaient [les deux pays] d’aller de l’avant, car ils revenaient sans cesse, la mémoire par exemple ».

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La gauche veut un référendum sur les superprofits

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à l’université d’été du PS, à Blois, le 27 août 2022.

Le dernier week-end d’août était celui des universités d’été pour les partis de gauche. Réunis à Blois tout le week-end, les socialistes ont tenté de dépasser leurs querelles, trois mois après l’accord ayant donné naissance à la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), très critiquée par les opposants au premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Dans son discours de clôture, samedi, le député de Seine-et-Marne a appelé les cadres et les militants du parti « à dépasser ce moment ».

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Olivier Faure veut « tourner la page » des divisions et propose à la gauche un référendum sur la taxation des superprofits

M. Faure a pris l’initiative de proposer « à l’ensemble des parlementaires de la Nupes de déposer à la rentrée parlementaire » un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) sur la taxation des superprofits. Jean-Luc Mélenchon lui a fait écho, dimanche, en appelant les partis de gauche alliés de la Nupes à travailler ensemble, malgré les désaccords qui persistent, et a apporté son soutien à la proposition de M. Faure.

Dans un entretien au Parisien, la première ministre, Elisabeth Borne, a fait savoir qu’elle n’excluait pas le principe d’une telle taxe, tout en jugeant plus efficace une baisse volontaire des prix par les entreprises afin de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.

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Le Monde

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