Guerre en Ukraine, en direct : le président Zelensky exhorte les Américains à « maintenir une unité inébranlable » jusqu’au « rétablissement de la paix » dans son pays

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Treize chars Leclerc envoyés en Roumanie pour renforcer la défense du flanc oriental de l’OTAN

L’armée française a commencé mardi à Mourmelon-le-Grand (Marne) le chargement, sur des trains internationaux, de treize chars Leclerc qui doivent rejoindre la base militaire de Cincu, en Roumanie, dans le cadre de l’opération « Aigle », pour renforcer la défense du flanc oriental de l’OTAN.

Ce chargement est « le dernier acte d’une opération logistique complexe, qui a consisté à acheminer par voie routière et par voie ferrée un bataillon blindé en direction de la Roumanie », a expliqué le colonel Samuel, responsable de la logistique au sein du poste de commandement Terre-Europe continentale de Lille.

L’objectif est de renforcer la mission, sous commandement français, lancée le 28 février 2022 en réaction aux frappes russes en Ukraine. Les treize chars et « deux engins de dépannage de la même gamme » – avoisinant chacun, avec leur porte-engin blindé, les 100 tonnes – vont parcourir « un peu plus de 2 000 kilomètres », soit « une semaine de trajet, par voie ferrée, à travers cinq pays différents d’Europe », a-t-il détaillé. « Ce sont des engins de combat puissants, mais (…) positionnés dans une posture défensive », a-t-il précisé.

Les premiers convois, transportant des véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), étaient partis le 18 octobre du camp militaire de Mourmelon-le-Grand, avec le concours du 516e régiment du train de Toul (Meurthe-et-Moselle). Au total, « on est en train d’acheminer de l’ordre de 150 véhicules de combat, avec tout leur environnement », soit leurs « armements, munitions et équipements », ce qui « montre bien la place de la France au côté de ses alliés de l’OTAN » dans l’est de l’Europe, a expliqué le colonel Samuel.

Interrogé sur les informations du Monde selon lesquelles l’Allemagne aurait refusé le transport de ces chars par la route, contraignant la France à affréter des trains, le colonel Samuel a répondu que « d’emblée » l’armée avait « prévu d’utiliser la voie ferrée et la voie routière (…) de façon à éviter la saturation », en Roumanie, « des différentes plates-formes logistiques ». Les chars traversent « cinq pays souverains, avec leur réglementation qu’il convient d’appliquer (…). On demande des autorisations de passage de frontière », obtenues « sans difficultés particulières », a-t-il assuré.

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