Guerre en Ukraine, en direct : des « crimes de guerre ont été commis », selon l’ONU ; 436 corps exhumés à Izioum

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Des « crimes de guerre ont été commis » en Ukraine, selon les enquêteurs de l’ONU

« Sur la base des preuves recueillies par la commission, celle-ci a conclu que des crimes de guerre avaient été commis en Ukraine » depuis l’invasion par la Russie, en février, a affirmé, vendredi, Erik Mose, le président de la commission d’enquête de l’ONU sur l’Ukraine lancée en mars par le Conseil des droits de l’homme, lors d’un premier compte rendu oral qui énumère les bombardements russes de zones civiles, les nombreuses exécutions, la torture, les mauvais traitements et les violences sexuelles.

Au cours des enquêtes dans les régions de Kiev, Tchernihiv, Kharkiv et Soumy, la commission a visité 27 villes et localités et a interrogé plus de 150 victimes et témoins, a expliqué son président, Erik Mose. Il a également déclaré :

Nous avons été frappés par le grand nombre d’exécutions dans les régions que nous avons visitées. La commission enquête actuellement sur ces décès dans 16 villes et lieux. Nous avons reçu des allégations crédibles concernant de nombreux autres cas d’exécutions, que nous sommes en train de documenter.

Les corps retrouvés ont pour caractéristiques communes d’avoir des signes visibles d’exécutions, tels que des mains attachées dans le dos, des blessures par balle à la tête ou des gorges tranchées. M. Mose a, par ailleurs, dénoncé les bombardements russes de zones civiles.

Certaines des victimes ont rapporté qu’après une première détention par les forces russes en Ukraine, elles ont été transférées en Russie et détenues pendant des semaines dans des prisons. « Les interlocuteurs ont décrit des passages à tabac, des chocs électriques et une nudité forcée, ainsi que d’autres types de violations dans ces lieux de détention », a insisté M. Mose, qui note également qu’après avoir été transférées en détention en Russie, certaines victimes auraient disparu.

Des cas de violences sexuelles ont également été rapportés aux enquêteurs de l’ONU. Dans certains cas, des proches ont été contraints d’être témoins de ces crimes. Dans les cas sur lesquels la commission a enquêté, l’âge des victimes de violences sexuelles ou fondées sur le genre allait de 4 à 82 ans. La commission a également documenté des cas où des enfants avaient été violés, torturés et enfermés illégalement. « Des enfants ont également été tués et blessés lors d’attaques aveugles à l’arme explosive », a dénoncé M. Mose.

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