Explosion d’un missile en Pologne : pour l’Otan, l’incident a « probablement » été causé par les systèmes de défense ukrainiens

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Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a évoqué l’explosion survenue mardi sur le sol polonais à la frontière avec l’Ukraine dans une conférence de presse mercredi 16 novembre, qui s’est tenue après une rencontre entre les membres de l’Alliance atlantique.

Précisant que l’Otan avait « augmenté sa vigilance sur le front de l’Est », Jens Stoltenberg a affirmé qu’une enquête était en cours. Pour l’instant, il n’y a selon lui « aucune indication » que cette explosion est « le résultat d’une attaque délibérée ». Il a ajouté qu’aucun élément ne pointait vers la préparation d’une « offensive militaire » russe contre l’Otan.

Des « analyses préliminaires suggèrent » que l’incident a « probablement » été causé par les systèmes de défense ukrainiens, a-t-il affirmé. Une théorie déjà avancée par la Pologne et les Etats-Unis. Le président polonais, Andrzej Duda, a jugé « hautement probable » que le missile qui a touché son pays provienne de la défense ukrainienne. « Rien n’indique qu’il s’agissait d’une attaque intentionnelle contre la Pologne. Il y a une forte probabilité qu’il s’agisse d’un missile qui a simplement été utilisé par la défense antimissile ukrainienne », a-t-il déclaré à la presse mercredi. C’est « probablement un accident malheureux, hélas », a poursuivi le chef de l’Etat.

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Des responsables américains, cités mardi par l’agence Associated Press, avaient fait savoir que les premières constatations suggéraient qu’il s’agissait d’un missile tiré par les forces ukrainiennes pour détruire un projectile russe. Aucune déclaration officielle, ni aucune source auprès du Monde, n’est toutefois intervenue pour confirmer ou infirmer ces informations.

« Ce n’est pas la faute de l’Ukraine »

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Jens Stoltenberg a évoqué le contexte d’escalade des attaques russes contre l’Ukraine L’incident en Pologne s’est déroulé alors que la Russie lançait le même jour l’une des plus importantes frappes sur l’Ukraine depuis le début de la guerre. Quatre-vingt-dix missiles ont en effet été tirés sur dix-sept régions ukrainiennes, dont celle de Lviv, frontalière de la Pologne. Une personne est morte et six ont été blessées dans les bombardements, selon les autorités ukrainiennes, et trente infrastructures, dont certaines critiques, ont été détruites, d’après le ministre de l’intérieur, Denys Monastyrsky.

« Ce n’est pas la faute de l’Ukraine », a lancé le secrétaire général de l’Otan, pour qui « la Russie porte la responsabilité » de l’incident polonais. « C’est une conséquence directe de la guerre en cours et de la massive vague d’attaques » russes contre l’Ukraine a-t-il insisté, avant de poursuivre, en réponse à une question, que « l’Ukraine a le droit d’abattre ces missiles (ceux lancés par la Russie, NDLR) », et de « se défendre contre l’agression russe en tant que nation indépendante ».

M. Stoltenberg a rappelé la « solidarité » de l’OTAN envers son « allié estimé » polonais et a réaffirmé le « soutien continu » de l’organisation envers l’Ukraine « dans sa défense » face à la Russie.

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Le Monde

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