Dmitri Medvedev assure que «l’opération spéciale» vise à «éviter la Troisième Guerre mondiale»

0
67

Interrogé par la chaîne d’information, l’ancien président de la Fédération de Russie a défendu bec et ongles la politique de Vladimir Poutine.

Une fois de plus, l’ancien président de la Fédération de Russie Dmitri Medvedev s’est fait le plus zélé porte-voix de Vladimir Poutine. Autrefois connu pour des positions plutôt libérales, Dmitri Medvedev est devenu un véritable faucon du Kremlin, défendant avec ferveur l’«opération spéciale» lancée il y a maintenant plus de six mois en Ukraine.

Interrogé vendredi en visioconférence sur LCI, le responsable russe a assuré que son pays faisait «tout son possible pour éviter une Troisième guerre mondiale». Par quel moyen ? En empêchant l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. «L’opération spéciale vise à protéger les intérêts vitaux de la Russie, déjà menacés», a-t-il poursuivi, reprochant aux Occidentaux de refuser le dialogue avec la Russie.

Mis face au bilan meurtrier de l’invasion russe après six mois de guerre, Dmitri Medvedev a récusé toute responsabilité. «Je suis au service de mon pays. Je m’en fous des sanctions. Je suis sûr que le président Poutine partage la même position, nous sommes citoyens russes.» Interrogé par Darius Rochebin sur le fait que des dictateurs comme Saddam Hussein, Slobodan Milošević ou Mouammar Kadhafi avaient systématiquement perdu face aux démocraties occidentales, l’ancien président russe a estimé que son gouvernement n’était pas menacé au même titre et que la comparaison était «douteuse». Selon lui, «la démocratie libérale n’est pas le point final du développement de l’humanité». Et d’ajouter : «Chaque pays poursuit son propre chemin. La Russie aura donc toutes ses capacités pour se défendre.»

Dmitri Medvedev ne s’arrête pas là. Il accuse les Occidentaux de jouer «une part active à la guerre», notamment en livrant des armes et en formant les militaires ukrainiens pour les utiliser. «Ils mènent une guerre par procuration», a-t-il asséné, tout en jurant ne «jamais avoir refusé de livrer du gaz en Europe». Alors que l’Europe se prépare à faire face à des coupures de gaz liées aux sanctions prises contre la Russie, l’ex-Président l’accuse de «suivre aveuglément la politique américaine».

Quelle issue pour ce conflit qui s’enlise ? Des négociations sont-elles encore possibles ? «Volodymyr Zelensky est un interlocuteur pour la Russie, il représente l’Ukraine, mais nous ne pouvons pas lui faire confiance car il manque d’expérience et il dépend des décisions des autres pays», répond Medvedev. Quant à Emmanuel Macron, «il garde un contact respectueux avec Vladimir Poutine», note Dmitri Medvedev, qui estime que la France n’est pas «vassale des États-Unis, contrairement aux autres puissances européennes».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici