Critiques et polémiques à la veille des funérailles d’Etat de la reine

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A l’approche des funérailles d’Etat de la reine Elizabeth II, lundi 19 septembre, les critiques s’élèvent au Royaume-Uni, concentrées sur l’impact d’une période de deuil national paralysante, alors que le pays fait face à des défis considérables, à commencer par la flambée des prix de l’énergie et une récession qui menace.

L’activité gouvernementale, pour l’essentiel, a cessé depuis le 9 septembre, au lendemain du décès de la souveraine, et le cabinet Truss ne reprendra le cours normal de son travail que le jour suivant les funérailles. Cette longue pause inquiète d’autant plus qu’elle intervient après six semaines de primaire au Parti conservateur, durant lesquelles Boris Johnson, encore premier ministre, s’est contenté de gérer les affaires courantes quand il n’était pas en vacances.

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Liz Truss, qui n’est arrivée à Downing Street que le 6 septembre et n’a même pas fini de nommer l’ensemble de son gouvernement – il manque encore des secrétaires d’Etat –, a enchaîné les déplacements, à Edimbourg en Ecosse, à Belfast en Irlande du Nord et à Cardiff au Pays de Galles, pour assister à des messes en mémoire de la reine. Tout n’est cependant pas à l’arrêt total dans les allées du pouvoir : le 15 septembre, le gouvernement a écrit à Bruxelles pour réclamer une prolongation de la suspension des contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne résultant du Brexit. Mais, deuil national oblige, Downing Street n’a pas communiqué à ce sujet.

«  Après les funérailles, [Liz Truss et les élus] devraient retourner au travail ! », a tonné Piers Morgan, une vedette du petit écran britannique sur TalkTV

En revanche, les détails manquent sur l’énorme plan de sauvetage (environ 150 milliards de livres sterling, 170 milliards d’euros), présenté le 8 septembre – le jour même de la mort de la reine –, censé préserver, à partir du 1er octobre, des millions de ménages et d’entreprises de l’envolée astronomique des factures d’énergie. Downing Street a promis que les particuliers recevront leur aide à temps. Mais, dans le cas des entreprises, le mécanisme d’aide pourrait n’être opérationnel qu’en novembre, a révélé le Financial Times, notamment parce qu’il pourrait requérir l’adoption de lois d’application.

Or, les séances à la Chambre des communes ne devraient reprendre que le 21 septembre et s’interrompre à nouveau dès le lendemain soir, le Parlement fermant théoriquement jusqu’au 17 octobre, à cause des conférences annuelles des partis politiques qui se tiennent alors. « Notre pays est en crise. Après les funérailles, ils [Liz Truss et les élus] devraient retourner au travail ! », a tonné Piers Morgan, une vedette du petit écran britannique, le 15 septembre, sur TalkTV.

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