Au Brésil, la plupart des barrages routiers ont été levés

0
22

Les pro-Bolsonaro rentrent peu à peu chez eux au Brésil. Les barrages routiers dressés par des manifestants refusant d’accepter la défaite du président d’extrême droite avaient pratiquement disparu vendredi 4 novembre. Seuls quelques dizaines d’irréductibles continuaient de protester devant des casernes.

Le dernier décompte de la police fédérale des routes (PRF) faisait état de seulement 5 barrages dans deux des 27 Etats du pays. Aucun d’entre eux n’empêchait totalement la circulation de véhicules. « Aucune autoroute fédérale n’est obstruée par un blocage », a déclaré la PRF sur ses réseaux sociaux.

Depuis la défaite de Jair Bolsonaro face à l’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle dimanche, la PRF dit avoir fait lever 975 barrages sur des routes de tout le Brésil.

L’indice Ibovespa Bourse de Sao Paulo a terminé la séance sur une hausse de 1,08 %, après avoir grimpé de plus de 2 % à l’ouverture, rassurée par cette amélioration du climat politique et social.

Le mouvement a commencé à s’essouffler mercredi, après la diffusion d’une vidéo du chef de l’Etat appelant ses partisans à « dégager les routes ». La Confédération nationale de l’industrie avait averti mardi du « risque imminent de pénurie », notamment de carburant, si les axes routiers restaient bloqués.

Irréductibles

Jair Bolsonaro a néanmoins qualifié de « légitimes » les manifestations devant des casernes et autres lieux de commandement militaire, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes mercredi dans une douzaine de villes brésiliennes.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Au Brésil, les pro-Bolsonaro se mobilisent contre le résultat de la présidentielle et misent sur l’armée : « On va rester, se relayer tous les jours »

Ces manifestants d’extrême droite réclamaient l’intervention de l’armée pour empêcher Lula de revenir au pouvoir pour un troisième mandat, après avoir dirigé le pays de 2003 à 2010.

Vendredi, une centaine d’irréductibles étaient toujours postés devant le quartier général de l’armée à Brasilia, et une trentaine à Sao Paulo, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse. A Rio de Janeiro, en revanche, les manifestants avaient quitté la place située devant le commandement militaire local.

Après une campagne entachée par plusieurs épisodes de violence, une adolescente de 12 ans est décédée jeudi, succombant à ses blessures après avoir été blessée par balle quand elle célébrait la victoire de Lula dans la rue dimanche, à Belo Horizonte.

Le président Bolsonaro n’a jamais reconnu explicitement sa défaite et encore moins félicité Lula pour son élection, mais il a promis de « respecter la Constitution ».

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Au Brésil, face au risque de chaos, Bolsonaro sort du silence et joue l’apaisement

Geraldo Alckmin, vice-président élu, a jugé « très profitable » la première réunion jeudi qu’il a eue avec des membres du gouvernement Bolsonaro afin de préparer la transition jusqu’à l’intronisation de Lula, le 1er janvier à Brasilia.

Vendredi, des cadres du Parti des travailleurs (PT) ont visité les locaux qui seront occupés par l’équipe de transition, au Centre culturel de la Banque du Brésil, à Brasilia. Les noms des ministres du futur gouvernement Lula devaient être prochainement annoncés.

Le Monde avec AFP

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici