À Moscou, Poutine et ses fidèles va-t-en-guerre confisquent tout le pouvoir

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(De gauche à droite) Boris Gryzlov, Vladimir Poutine, Dimitri Medvedev et Andrei Turchak lors de la 19e conférence du parti Russie Unie, à Moscou en novembre 2019. Mikhail Klimentyev/TASS/Sipa USA/SIPA

ENQUÊTE – Sous la pression du conflit qui s’éternise en Ukraine et le poids des sanctions internationales, les faucons se placent dans la perspective d’une possible lutte de succession.

Le 24 février 2022 n’aura pas seulement sonné le début de l’intervention russe en Ukraine. Il aura aussi marqué la bascule du système russe dans une nouvelle ère. Les appels au ralliement autour du drapeau, au patriotisme jusque dans les salles de classe, les «Z» en soutien à l’armée dans l’espace public: autant d’avatars de l’avènement d’une Russie plus dure, plus ancrée dans le conservatisme et la logique revanchiste du «nous contre eux» (comprendre: l’Occident).

«Le moment consacre la radicalisation du système, mais souvenons-nous qu’en 2020 déjà des tabous avaient sauté: l’opposition réduite à néant, la réécriture de la Constitution dont on avait sous-évalué l’importance», remarque Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe à Moscou. «En réalité Poutine veut rompre définitivement avec l’héritage de Boris Eltsine, ayant accumulé frustration et rancœurs face à l’Ouest.»

Le mécontentement s’installe

Malgré ces prémices, l’invasion laisse Moscou sous le choc. On se rassure alors en se disant que l’affaire…

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