mardi, juillet 21

  • Ce lundi matin, Bastien Augey recevait le député RN du Nord dans Bonjour!, sur TF1.
  • Sébastien Chenu a notamment évoqué la question du port du voile islamique dans l’espace public.
  • Une promesse de la candidate RN à la présidentielle, Marine Le Pen, dont la mise en œuvre semble toutefois complexe.

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Les cadres du RN se sont réunis en séminaire la semaine dernière pour plancher sur le programme que portera le parti à la présidentielle, dans la foulée de l’annonce de la candidature de Marine Le Pen pour l’élection. Ce lundi dans Bonjour!, la matinale de TF1, Bastien Augey a interrogé le député RN du Nord Sébastien Chenu sur un point controversé de ce programme : l’interdiction du port du voile islamique dans l’espace public. Sa réponse atteste de la complexité d’un tel projet.

« Étape par étape »

« Le voile est pour nous le symbole revendiqué, l’outil politique, l’incarnation de l’islamisme », a défini le vice-président de l’Assemblée nationale. Portée de longue date par la candidate RN, qui s’était notamment prononcée pour lors du débat d’entre-deux-tours en 2022, l’interdiction du port du voile islamique serait tout d’abord envisagée dans les seuls « bâtiments publics », a-t-il souligné, citant « les facs » et « la Fonction publique »

Au moins dans un premier temps. « Notre objectif à terme, c’est qu’il n’existe plus dans la rue », a expliqué Sébastien Chenu, sans reprendre explicitement la formulation d’« interdiction dans l’espace public » que lui soumettait Bastien Augey, et en plaidant pour une mise en place « étape par étape ». Il a cependant précisé par la suite au service politique de TF1-LCI que l’interdiction du voile dans l’espace public serait bien comprise dans le texte que le RN envisage de soumettre à référendum.

« Expression politique de l’islamisme »

Pour parvenir à cette interdiction, qui en l’état pourrait être retoquée par le Conseil constitutionnel, le RN souhaite en effet désormais en passer par un référendum. Si une telle consultation populaire se tenait – puisqu’elle pourrait, elle aussi, être refusée par le Conseil constitutionnel en amont –, et si les Français venaient à voter pour, resterait alors le problème de la mise en œuvre d’une telle interdiction. 

Sébastien Chenu affirme que c’est le voile comme « expression politique de l’islamisme » qui serait visé, lui qui, en 2022, assurait que « le petit voile » porté par « la grand-mère de 70 ans » n’était pas concerné. Il faudrait dès lors définir dans la loi quel type de voile est ciblé. Un projet de loi déposé par le RN en 2021 évoquait « une affirmation sans équivoque et ostentatoire » de l’idéologie islamiste, que le député estime parfaitement identifiable selon le type de voile porté.

« C’est un texte contre une dérive, une idéologie », a tenu à préciser le député du Nord, assurant à propos du texte que son parti projette de présenter à la consultation populaire, qu’il vise « l’islamisme » et non « la religion islam ». Le parti semble avoir tranché, lors du séminaire de la semaine dernière, entre les tenants de ce vieux projet du RN, et ceux qui souhaitaient l’abandonner. Reste que, comme Marine Le Pen le reconnaissait déjà en 2022, une éventuelle interdiction du voile dans l’espace public demeure « un problème complexe ».

La rédaction de TF1info

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