- Selon les informations du service police-justice de TF1/LCI, une ressortissante chinoise de 34 ans a été interpellée après le vol de 6 kilos d’or le 16 septembre dernier au Muséum d’histoire naturelle de Paris.
- Déjà connue pour des faits similaires, elle a été arrêtée le 30 septembre en Espagne.
- Elle devrait être prochainement remise aux autorités françaises.
Une avancée décisive dans l’enquête sur le vol spectaculaire d’or à la galerie de minéralogie du Muséum d’histoire naturelle, le 16 septembre dernier à Paris. D’après les informations recueillies par le service police-justice de TF1/LCI, une ressortissante chinoise a été interpellée dans l’enquête sur ce casse au cours duquel près de 6 kilos d’or avaient été dérobés en pleine nuit.
Difficile de ne pas immédiatement penser au célèbre dessin animé japonais des années 1980 « Cat’s eyes », où trois sœurs narguaient la police en enchaînant les cambriolages spectaculaires nuit après nuit. Seule différence : aucune carte n’a été retrouvée au Muséum d’histoire naturelle. Ni date, ni heure, encore moins de signature.
D’après les informations de TF1, l’enquête a pourtant récemment connu un incroyable rebondissement, resté confidentiel jusqu’à présent. Ce qui était présenté dans un premier temps comme un casse commis par un commando était en fait l’œuvre d’une seule personne. Une femme, de nationalité chinoise, âgée de 34 ans.
Interpellation en Espagne
Après un important travail d’enquête mené par la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ parisienne, la suspecte, déjà connue de la justice européenne pour des faits similaires, a été interpellée le 30 septembre en Espagne, à l’aéroport de Barcelone, alors qu’elle faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen.
Sur elle, les policiers espagnols ont retrouvé 969 grammes d’or. L’enquête devra déterminer désormais si cet or provient du cambriolage du célèbre musée parisien, où des pépites d’or natif, pour un poids total de 6 kilos, avaient été dérobées.
Les investigations, en particulier l’analyse des caméras de vidéosurveillance, ont démontré que cette ressortissante chinoise s’est probablement laissée elle-même « enfermer » dans le musée dans la soirée du lundi 15 septembre, au moment où les agents de sécurité fermaient les portes de l’établissement à 19 heures. Entièrement habillée en noir, la cambrioleuse était porteuse d’un grand chapeau d’où descendaient de longs voiles – comme un chapeau d’apiculteur –, masquant ainsi entièrement son visage.
Elle aurait eu accès aux pépites d’or en forçant une porte en bois puis en ouvrant une porte blindée à l’aide d’un chalumeau, retrouvé le lendemain sur place par les enquêteurs.
La suite des investigations devra établir si cette femme, qui n’a pas de domicile connu, avait effectué des repérages au préalable et avait d’éventuels complices, que ce soit au sein du musée ou à l’extérieur.
La suspecte dans ce remake parisien de « Cat’s eyes » n’a pas encore été interrogée et reste présumée innocente. Toujours incarcérée en Espagne, elle devrait être prochainement remise aux autorités françaises, en vue d’une probable mise en examen.









