Trois incidents entre l’armée israélienne et le contingent français de la FINUL ont eu lieu ce samedi dans la zone de Naqoura, au sud du Liban, a appris BFMTV ce lundi 30 mars. Des événements qui n’ont fait aucun blessé.
Ce samedi matin, des soldats israéliens stationnés au nord de Naqoura ont pointé leurs armes sur le chef d’état-major de la FINUL, le général Paul Sanzey, et son assistant. Tous deux revenaient de Beyrouth. Il leur a alors été ordonné de quitter les lieux. Les deux Français ont pu poursuivre leur route jusqu’à Naqoura.
Plus tard en milieu de journée, des soldats de Tsahal ont ouvert le feu sur un convoi logistique en mission de ravitaillement, conduit notamment par des militaires français. Puis, en fin d’après-midi, le chef de corps de la Force Commander Reserve, une force de réaction rapide directement aux ordres du commandant de la FINUL, armée par un bataillon franco-finlandais, a été la cible d’un tir de char israélien.
Trois Casques bleus morts dans le sud du Liban en quelques heures
Des événements condamnés par la France par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Ce dernier évoque sur ses réseaux sociaux des « graves incidents subis par le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura ».
« Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne à l’encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d’autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées », écrit-il.
Cela intervient dans un contexte particulièrement tendu dans le sud du Liban où trois Casques bleus sont morts en quelques heures.
Deux l’ont été dans « une explosion d’origine inconnue » ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan. Un autre, de nationalité indonésienne, a été tué ce dimanche par l’explosion d’un projectile d’origine inconnue dans la zone frontalière entre le Liban et l’État hébreu.
C’est « suite aux incidents gravissimes subis par les casques bleus de la FINUL » que la France a demandé ce lundi la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.
Depuis que le Liban a été entraîné dans une guerre régionale le 2 mars dernier par le Hezbollah, les frappes israéliennes ont tué plus de 1.200 personnes et fait plus de 3.600 blessés selon le dernier bilan des autorités.
Article original publié sur BFMTV.com




