C’est une audition qui a commencé à 8h30 du matin. Pendant presque 12 heures, Jean-Marc G., celui que Jacques Moretti présente comme son fils adoptif, a dû répondre, jeudi 5 février, aux questions des procureurs en début de matinée, puis aux très nombreuses questions des différents avocats présents, qui ont poussé l’audition jusqu’à 20 heures.
Jean-Marc G. a d’abord raconté la soirée du drame, qui a fait 41 morts, selon les informations recueillies par BFMTV auprès de certains participants. La nuit de la Saint-Sylvestre, le trentenaire était présent au bar le Constellation. Face aux procureurs et aux avocats, il raconte avoir essayé d’aider à sortir des victimes.
Présente dans la salle d’audition, Jessica Moretti a pleuré au moment où Jean-Marc a évoqué l’instant où ils ont tenté de sauver Cyane Panine. « Un moment d’émotion », affirme un participant à BFMTV.
Jean-Marc a raconté que Jacques Moretti lui a crié qu’il avait trouvé Cyane Panine et que son « père adoptif » a essayé de lui faire un massage cardiaque pendant une heure. Lui, lui faisait du bouche-à-bouche. Corroborant ainsi la version de Jacques Moretti.
En couple avec Cyane Panine
Pendant ce temps, Jessica Moretti cherchait un médecin. Lorsque l’épouse Moretti en a trouvé un, celui-ci leur a dit d’arrêter la réanimation.
Jean-Marc G. a également été interrogé sur sa relation avec Cyane Panine. Il la connaissait depuis un moment, mais s’était rapproché d’elle récemment. Ils étaient en couple depuis un mois.
Interrogé sur la relation entre Cyane Panine et les Moretti, Jean-Marc assure que la jeune femme appréciait le couple Moretti. Elle aurait même passé ce dernier Noël en leur compagnie. Il raconte qu’elle surnommait madame Moretti « tata Jessica ». Présent à l’enterrement de Cyane Panine, Jean-Marc a assuré que les Moretti ont été très peinés de n’avoir pu y participer.
Le « fils adoptif » de Jacques Moretti a également été interrogé sur la porte de service qui était fermée. Deux versions s’opposent. D’un côté, Jacques Moretti assure qu’un de leurs salariés a reconnu l’avoir fermé. De l’autre un salarié, promet que la porte était déjà fermée. Jean-Marc G. a plutôt validé la version du propriétaire.
Le salarié mis en cause, qui travaillait dans le restaurant géré par Jean-Marc, a dit aux autres salariés qu’il se sentait, en partie, responsable du drame. Il a, selon Jean-Marc, quitté Crans-Montana immédiatement après. Jean-Marc G. explique aussi que ce salarié est bien venu ce soir-là pour apporter des glaçons au bar.
La porte toujours ouverte ?
Il a, selon lui, sûrement dû passer par cette porte de service car c’était l’accès le plus accessible. D’ailleurs, Jean-Marc raconte qu’il lui arrivait d’apporter des courses au bar le Constellation, et il passait toujours par cette porte qui était, selon lui, ouverte en permanence sauf lorsque l’établissement était fermé.
Jean-Marc G. a aussi été questionné sur les travaux qu’il a pu faire au bar. Le trentenaire ne travaillait pas au Constellation. De temps en temps, il donnait un coup de main aux Moretti. Selon ses déclarations, il faisait des « bricoles », comme réparer la machine à glaçons, ou les enceintes.
Les policiers ont récupéré les images de vidéosurveillances de l’intérieur du bar le Constellation et ils ont confronté Jean-Marc G. En effet sur l’une des vidéos, on le voit avec Gaëtan Thomas-Gilbert, près des mousses anti-phoniques qui se décollaient, comme on l’a vu dans des vidéos diffusées par BFMTV.
Enfin, des avocats de victimes l’ont questionné sur son statut et ses formations. Jean-Marc G. est le gérant d’un des restaurants des Moretti. Il a reconnu qu’il n’avait aucune formation spécifique dans la sécurité incendie.
À une question sur la relation de Jacques Moretti à l’argent et à la sécurité, Jean-Marc a assuré que ce dernier choisit toujours la sécurité.
Article original publié sur BFMTV.com




