La tension monte d’un cran. Une vingtaine de surveillants pénitentiaires de Lyon-Corbas (Rhône) ont amorcé un débrayage, ce mardi 31 mars après-midi, avant de reprendre finalement leur poste, a appris BFM Lyon auprès de détenus et de proches de ces derniers.
En cause, un ras-le-bol partagé général face au dépassement de la capacité d’accueil de la maison d’arrêt: 1.305 personnes y sont incarcérées pour 680 places disponibles, soit plus du double.
Aussi, la direction a annoncé que trois détenus pourraient dorénavant être amenés à cohabiter dans des cellules de 9m2. Quatre, dans les plus grandes. « De qui se moque-t-on? », interroge alors Force ouvrière (FO) Justice dans un communiqué publié ce mardi.
Une situation « invivable » pour tout le monde
« Aujourd’hui, si nos directions ne prennent pas leurs responsabilités, nos personnels les prendront en montrant leur solidarité », informe également FO Justice.
« On va se marcher dessus », confie quant à lui un prisonnier de Lyon-Corbas à BFM Lyon qui craint une situation « invivable » à l’avenir.
Contactée par BFM Lyon, l’Union nationale des syndicats autonomes (UFAP-UNSA Justice) précise que cette situation, trois personnes par cellule, « existait déjà » par le passé. « L’aspect qui change, c’est vraiment le palier de 1.300 détenus », souligne toutefois le syndicat.
« Les désencombrements vers la prison de Villefranche qui devaient avoir lieu n’ont pas eu lieu, car la prison de Villefranche est saturée elle aussi », ajoute l’UFAP-UNSA.
Après un blocage un temps évoqué mercredi 1er avril, l’UFAP-UNSA Justice a indiqué à notre chaîne, ce mardi, qu’aucune mobilisation ne devrait tout compte fait avoir lieu.
Dans un communiqué, l’UFAP-UNSA Justice souligne aussi que « les conditions de travail des personnels pénitentiaires, tous corps et grades confondus, ne cessent de se dégrader ».
« L’UFAP UNSa Justice appelle très prochainement à une mobilisation générale devant les portes de la MALC (Maison d’arrêt de Lyon-Corbas, NDLR) », conclut le syndicat.
Article original publié sur BFMTV.com




