jeudi, juillet 16

Le président français est attendu jeudi 16 juillet en forêt de Fontainebleau, où le feu fait rage depuis quatre jours.

Depuis dimanche, les flammes ont parcouru au total près de 2 000 hectares, soit près de 8 % de l’emblématique massif forestier, situé à 60 kilomètres au sud-est de Paris et classé « réserve de biosphère » par l’Unesco.

Emmanuel Macron fait le déplacement jeudi matin pour remercier « l’ensemble des acteurs engagés sur le terrain », selon l’Élysée. Le chef de l’État compte y affirmer « le plein engagement de l’État pour faire face à la saison exceptionnellement intense de feux de forêt que nous connaissons actuellement sur le territoire national », précise sa communication.

Devant les députés, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a défendu mercredi la flotte aérienne disponible en France pour lutter contre les incendies. Il a estimé qu’elle figurait « parmi les plus performantes d’Europe », face aux critiques accusant les macronistes d’avoir annulé en 2024 la commande de deux Canadair, appareils dédiés à l’attaque directe et massive des incendies.

Des points de feu « réactivés » par le vent

Environ 950 pompiers appuyés par des moyens aériens ont poursuivi mercredi leur lutte pied à pied contre les incendies, fixés mais pas éteints, de la forêt de Fontainebleau.

Mercredi, « le vent a renforcé certains points, qui se sont réactivés, mais c’est normal », selon le colonel Avenel, directeur adjoint du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne. « On a encore beaucoup de travail », mais « malgré tout le feu est encore contenu dans le périmètre ».

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Plus de 32 000 hectares sont partis en fumée depuis le début de l’année en France, soit plus que durant toute la saison 2025 des incendies. Plus aucune région n’est épargnée et le réchauffement climatique causé par l’activité humaine a empiré la situation.

Un pompier pyromane mis en examen

Dans la soirée, la procureure de Fontainebleau a annoncé la mise en examen et le placement en détention provisoire d’un pompier volontaire de 18 ans, suspecté d’un départ de feu constaté lundi. Il avait d’abord avoué avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence », avant de revenir mercredi sur ses aveux, selon Diane Ngomsik.

Outre le pompier écroué, un jeune homme de 18 ans a admis « avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette » sur un autre lieu de départ de feu qui a ravagé la forêt classée pour sa valeur paysagère et « site Natura 2000 », selon la procureure.

L’information judiciaire visant les deux jeunes majeurs est ouverte pour des faits de « destruction par incendie ». Sans antécédent judiciaire, ils sont suspectés de départs de feux distincts lundi, à Arbonne-la-Forêt pour le premier, et dans le secteur de la Faisanderie, près de la ville de Fontainebleau, pour le second.

Éviter les feux zombies

Depuis plusieurs jours, les sapeurs-pompiers se relaient sans relâche dans le massif des Trois-Pignons et dans le secteur de la Faisanderie, appuyés par trois Canadair, un Dash, deux hélicoptères bombardiers d’eau et un hélicoptère de commandement.

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En raison du sol tourbeux de la forêt, les pompiers vont devoir rester mobilisés plusieurs jours pour éviter les feux zombies.

« La tourbe nécessite beaucoup d’eau et de moyens puissants, comme les moyens aériens, pour aller noyer et viser de manière chirurgicale chaque souche », relève le colonel Avenel.

Avec AFP

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